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CHRONIQUE - Les trajets sont pénibles, l’agression visuelle aussi, les odeurs fouettent sévèrement. Bientôt le maillot de bain ?
Passer la publicité Passer la publicitéParis, il y a quelques semaines… La chaleur est accablante, le soleil cogne. Un samedi, vers midi, rue de Rennes, un jeune homme fait son jogging torse nu. Pourquoi s’acharner à courir dans cette fournaise, et s’afficher en pareille tenue ?
Nul ne le sait. Dans le métro, ce n’est pas mieux. Hommes et femmes en débardeur, en short, et là, soudain, le choc : des passagers en tongs. Ces abominations sont généralement réservées à la plage, même si les gens de goût leur préféreront les espadrilles. Mais dans le métro, ce cloaque, comme le chantait Gainsbourg, il ne faut pas être hygiéniste pour avoir les pieds à l’air dans cet enfer microbien et surchauffé. À New York, les lignes sont climatisées, cela évite le grand relâchement. Chez nous, c’est rare. Alors on s’y installe, en tongs.
Les trajets sont pénibles, l’agression visuelle aussi, les odeurs fouettent sévèrement. Bientôt le maillot de bain ? Dans le bus, le matin, coincé à l’avant, il faut subir le conducteur qui écoute du rap. À bas volume, c’est déjà trop fort. N’est-il pas permis, vu ce que coûtent les trajets, d’avoir droit à un peu de calme ? Sans parler des conversations téléphoniques des usagers qui semblent incapables de passer trente minutes sans parler pour raconter leur vie en public. Certains mettent le haut-parleur. Il faut leur demander de l’éteindre, et passer pour un fou, un terroriste des transports en commun, un fasciste.
La mauvaise nouvelle, c’est que cela va bientôt recommencer : avec le retour d’El Niño, il va falloir fermer les yeux, et se boucher le nez.


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