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ENTRETIEN - Le patron des renseignements extérieurs français, héritiers du BCRA gaulliste, a dévoilé au sein même du siège de la DGSE une plaque honorant les victimes du camp des Tourelles. 8 000 femmes et hommes y furent détenus par le régime de Vichy entre 1940 et 1944.
« Un service de renseignement, c’est une mémoire ». La formule est celle d’un ancien responsable de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) qui, dans les années 2000, évoquait pour Le Figaro un « vieux » dossier terroriste jamais oublié. Il y a quelques jours, cette même DGSE, héritière du BCRA de la France Libre, a montré qu’elle savait aussi avoir de la mémoire, en se souvenant des victimes de l’une des périodes les plus atroces de l’histoire de France.
Depuis 1946, le renseignement extérieur (Service de documentation extérieure et de contre-espionnage puis DGSE à partir de 1982) occupe la caserne des Tourelles, située boulevard Mortier dans le XXe arrondissement de Paris. Avant son départ pour Vincennes dans quelques années, le temps était venu d’honorer les ombres. Entre 1940 et 1944, une partie de la caserne devint en effet un camp d’internement administratif sous contrôle de Vichy et à la disposition des nazis.
Le 16 juillet dernier, alors que l’on commémorait…


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