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Nelson Monfort sur son arrivée à CNews : «Je n’ai pas du tout le sentiment d’avoir changé en quoi que ce soit»

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ENTRETIEN - Depuis son départ de France Télévisions, le journaliste de 73 ans, qui participe ce vendredi soir à «La Roue de la fortune» sur M6, intervient régulièrement sur la chaîne d’information du groupe Bolloré.

Ce vendredi 2 octobre, M6 propose une soirée spéciale célébrités «La Roue de la fortune» présentée par Éric Antoine et à laquelle participe Nelson Monfort . L’ancien journaliste sportif de France Télévisions affronte, pour l’occasion, une consœur qu’il a beaucoup côtoyée, Sophie Davant, et Jérôme Anthony.

TV MAGAZINE. - Pourquoi avez-vous accepté de participer à ce jeu mythique ?
Nelson MONFORT. - Pour parler d’une association qui m’est chère, à savoir l’Association Gaby, qui lutte contre le harcèlement scolaire sous toutes ses formes, verbal, physique, cybernétique et social. Je suis aussi proche de la Fondation Frédéric Gaillanne, une école d’éducation de chiens guides destinés aux enfants aveugles et malvoyants. Lorsque je participe à ces émissions, déjà un, je ne demande jamais de cachet, et deux, je demande qu’on cite l’une ou l’autre de ces deux associations.

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«La Roue de la fortune» a été l’occasion de retrouver Sophie Davant que vous avez affrontée dans «Danse avec les stars»  sur TF1  ?
J’imagine qu’elle pense la même chose pour moi : nous avons peut-être davantage brillé dans d’autres émissions que «Danse avec les stars». La fameuse phrase «L’important est de participer» a trouvé toute sa signification. Je connais aussi bien Jérôme Anthony donc la confrontation a été tout ce qu’il y a de plus pacifique. En plus, chacun jouait pour une cause. Que le meilleur gagne.

Comment vous en êtes-vous sorti dans «La Roue de la fortune» ?
Je vais vous répondre très honnêtement, je suis sorti assez vite. Je suis assez bon pour tout ce qui est culture générale. Mais, je ne suis pas bon du tout en rapidité. J’ai tendance un peu à paniquer quand je suis pris par le temps.

Depuis quelques années, la télévision est gagnée par la nostalgie. Pensez-vous que ce soit une bonne chose ?
Cette observation peut être développée à beaucoup d’autres choses. Par exemple dans le sport, les sportifs d’avant sont beaucoup plus connus que les sportifs d’aujourd’hui. Dans la chanson, les artistes alternent entre deux générations, peut-être même trois. Les chanteurs d’avant véhiculent une grande nostalgie. J’ai vu un spectacle sur Jean Ferrat et je me rends compte que c’est un artiste qui soulève beaucoup d’émotion, de souvenirs chez les plus âgés d’entre nous, mais pas seulement. Beaucoup de personnes viennent me voir après le spectacle et me disent : « Pourquoi est-ce qu’on n’entend plus jamais ces artistes à la radio ou à la télévision ? ». Si des jeux télévisés qui sont très anciens reviennent, c’est aussi pour ça. Si ça rappelle à des téléspectateurs des heureux souvenirs de leur vie, de leur jeunesse, je respecte infiniment cela.

Pourriez-vous participer aux «Traîtres»  qui nécessite un engagement différent de votre part ?
C’est un peu plus difficile pour moi, ça. Parce que je suis plutôt premier degré, que ce soit en matière d’humour ou autre. Malgré mon grand âge, j’ai encore une forme d’innocence en moi que je pense garder jusqu’à la fin. Autant sur scène, je suis évidemment capable de jouer un rôle, autant dans la vie, c’est plus difficile et je pense que le format de cette émission ne me conviendrait pas. D’ailleurs, on me l’a déjà proposé deux fois et j’ai dit non.

« Je suis très heureux et très libre, c’est un joli mot de la langue française »

Nelson Monfort

Depuis votre départ de France Télévisions, vous vous êtes éloigné du sport. Ressentez-vous une forme de frustration ?
Non, je n’en ai pas. D’autant plus que fin 2024, au terme des Jeux olympiques de Paris, c’est moi qui ai pris la décision de partir. Je pense que si j’avais voulu à tout prix continuer, on m’aurait probablement prolongé, par exemple, sur le tournoi de Roland-Garros. Mais je me suis dit : « Je ne vais quand même pas faire les interviews de joueurs qui pourraient être mes fils, voire mes petits-fils jusqu’à un âge où ça n’aurait plus de sens». Je trouvais que la fin des Jeux olympiques de Paris était un bon moment. Et si j’en juge par le fait que je suis invité sur beaucoup d’émissions, j’ai l’impression de ne pas être oublié du public. Je suis très heureux et très libre, c’est un joli mot de la langue française. Je développe mes spectacles, je suis invité dans plein d’émissions…

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Vous profitez de cette liberté pour officier sur CNews …
J’ai développé tous les dimanches soir une rubrique sport sur CNews. Ils n’avaient pas de sport jusqu’à présent. Depuis la rentrée, aux côtés de Thierry Cabannes, je donne mes coups de cœur et mes coups de griffe avec légèreté.

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Vos premières interventions sur CNews ne concernaient pas forcément le sport…
J’ai une très bonne entente avec Serge Nedjar [directeur général, NDLR]. J’ai demandé d’intervenir sur la politique américaine qui est mon deuxième pays. Au mois de novembre, il va y avoir les élections de mi-mandat. Je me sens tout à fait capable et compétent pour en parler. J’ai demandé dès le départ d’intervenir sur des sujets pour lesquels je me sens compétent. Et toujours avec une certaine légèreté, un peu d’humour. Ça, ça me va bien.

Les premiers temps, beaucoup se sont demandé ce que vous alliez faire sur CNews…
Je n’ai pas du tout le sentiment d’avoir changé en quoi que ce soit par rapport à mes années d’avant. J’ajoute que j’ai été très bien accueilli, avec beaucoup de chaleur, de gentillesse et de générosité puisque j’ai donné un certain nombre de préférences qui ont été acceptées.

Un mot sur Philippe Candeloro  qui a été élu président de la Fédération des sports de glace…
Comme on joue Ça patine à Tokyo ensemble, j’ai été à ses côtés pendant tous ses mois de campagne. Je lui ai donné pas mal de conseils, je l’ai soutenu, je ne pouvais pas le faire officiellement et publiquement parce que je m’astreins à une certaine neutralité, mais il va de soi que j’étais évidemment à fond pour lui. Une fois qu’il a été élu, fin juin, nous sommes partis ensemble pendant deux semaines au Festival d’Avignon, au Théâtre d’Avignon, et je l’ai vu toute la journée sur son téléphone et sur son ordinateur. Il est très motivé par le poste et je pense que c’est le meilleur choix. Je souhaite qu’il ait en plus un rôle dans les Jeux olympiques d’hiver de 2030 qui ont du plomb dans l’aile.

Avez-vous d’autres projets ? 
J’ai une chronique qui s’appelle «La voix est libre» sur la radio RCF Notre-Dame, tous les mercredis entre 10 h 30 et 11 h 30, où je donne mes coups de cœur et coups de griffe sur l’air du temps, les spectacles, les sorties, les pièces de théâtre, les concerts, tout ce que j’aime. Et je commence un livre qui devrait sortir au printemps prochain mais je ne peux pas trop rentrer dans les détails.

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