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VIDÉO - Invité du «Buzz TV» pour la promotion de son livre Toutes les vérités scientifiques sont bonnes à dire, le présentateur de «E=M6» vulgarise le réchauffement climatique et l’actuelle vague de chaleur.
Le prof de science que tout le monde aurait rêvé d’avoir vient de publier Toutes les vérités scientifiques sont bonnes à dire, un ouvrage inspiré des chroniques qu’il a réalisées pendant trois ans dans la matinale de RTL. «C’est un éditeur aux éditions du Rocher, Arnaud Legern, qui m’a appelé et qui m’a dit : “Vos chroniques sont intéressantes. Elles tranchent un petit peu avec ce qu’on a l’habitude d’entendre dans les médias sur la science. Vous devriez en faire un livre”. C’est là que j’ai dit banco. On a tous beaucoup d’idées reçues sur des phénomènes très familiers de notre vie quotidienne. La science nous dit que ces croyances sont fausses. Et donc, j’ai écrit une quarantaine de chroniques dont j’ai fait une quarantaine de chapitres pour confronter ce que dit vraiment la science», explique Mac Lesggy sur le plateau du «Buzz TV».
Ce projet s’inscrit dans sa démarche de vulgariser la science. S’il le fait déjà tous les dimanches sur M6 dans «E=M6», le présentateur est aussi un habitué des réseaux sociaux où il tente parfois de rétablir la vérité dans des débats d’idéologies. «Au départ, vous aviez les faits, vous aviez le décryptage par les scientifiques. C’était repris par des médias, par des journalistes qui étaient qualifiés en sciences et ça diffusait vers le grand public. Aujourd’hui, vous avez plein d’émetteurs d’informations, scientifiques ou pas, qui vont être des influenceurs. Donc, vous avez une galaxie incroyable de producteurs d’informations. Il n’y a plus le filtre des médias ou des sachants et donc on va proliférer des théories», estime-t-il.
Au cœur de ces conceptions, le réchauffement climatique occupe souvent les discussions. Notamment depuis quelques jours avec l’arrivée d’une vague de chaleur précoce. «C’est un événement météo et il va falloir attendre un petit peu de temps et des calculs complexes pour savoir dans quelle mesure cette vague de chaleur, quasi caniculaire et ultra-précoce, est vraiment liée au réchauffement climatique», assure celui qui rappelle qu’il ne faut pas confondre météo et climat. «Si on compare avec une personne, la météo est son humeur du jour. Le climat, c’est sa personnalité. Vous pouvez être joyeux un jour, vous pouvez être triste le lendemain. Jamais on n’a vu une vague de chaleur aussi précoce. Mais pour en être tout à fait sûr, on va faire tourner des modèles de calcul. [...] Dans les trois ou quatre jours qui viennent on va faire une parution, on va dire c’est lié au réchauffement climatique, mais parfois vous pouvez avoir une crue soudaine, ça fait partie de ce qu’on appelle la variabilité naturelle du climat», nuance Mac Lesggy.
Un été caniculaire à venir ?
Avec plus de 35° dans l’Hexagone dès le mois de mai, faut-il s’attendre à un été très chaud ? Pas forcément d’après l’ingénieur agronome de formation. «Ça n’augure pas d’un été caniculaire. Ça, c’est ce qu’on appelle de la prévision météo à long terme. On bute encore sur le fait de savoir si des printemps chauds se traduisent par des étés chauds. Même si, “the big picture”, comme disent les Anglo-Saxons, la toile de fond, c’est qu’effectivement, nos étés seront de plus en plus chauds».
Au-delà des calculs, le vin est un autre instrument, plutôt étonnant, pour mesurer de façon fiable le réchauffement climatique. «La vigne mûrit en fonction de la chaleur et de la quantité de soleil qu’elle reçoit. Et ça, tout au long de l’été, puisque vous allez vendanger en septembre. On vendange toujours à l’optimum en termes de concentration en sucre du raisin. On vendange de plus en plus tôt, pourquoi ? Parce que les étés ont été de plus en plus chauds et ensoleillés», explique-t-il.
Il faut climatiser les personnes les plus fragiles.
Mac LesggyEn cette semaine de très fortes chaleurs, le présentateur donne également son avis sur la climatisation, souvent décriée en France. «Comme il va y avoir de plus en plus de canicules, il est tout à fait logique qu’il y ait de plus en plus de climatisations, c’est une mesure d’adaptation. Il faut climatiser les personnes les plus fragiles. Il faut climatiser les EHPAD, les maisons de retraite, il faut climatiser les hôpitaux. Il est aussi légitime, par les temps qui courent, de se climatiser pour se refroidir l’été que de se chauffer pour se réchauffer l’hiver. On ne condamne pas le chauffage, ne condamnons pas la clim», clame-t-il.
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Puisque tout le monde n’a pas le luxe de profiter d’un espace de travail climatisé, beaucoup seront tentés de télétravailler pour éviter la température étouffante des transports ou d’un open space mal isolé. Une solution à l’efficacité toutefois nuancée. «Des chercheurs, des comportementalistes ont cherché à savoir si on était plus productifs ou plus créatifs. Donc, ils ont fait des groupes de travail à qui ils ont donné des tâches dans des entreprises, parfois en télétravail, parfois en présentiel. Ce qu’on peut dire, c’est qu’au travers de ces études, quand vous êtes en télétravail, vous êtes concentré sur votre écran donc vous êtes assez productif pour les tâches analytiques. En revanche, quand vous devez mobiliser une équipe autour d’un projet pour trouver une nouvelle idée de produits, de démarches marketing, on a constaté que les réunions en présentiel sont plus productives que des réunions en télétravail», révèle-t-il.


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