NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Le Ndolè Sawa a désormais un certificat. Le mets emblématique de l’identité culturelle sawa est enregistré comme marque collective auprès de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI). Le ministre du Tourisme et des Loisirs, Gabriel Mbairobe, a remis le document au président du Ngondo le 27 octobre à Douala. Franchement, il était temps qu’un plat que tout le Cameroun connaît soit protégé sur le papier.
Dix ans de protection, renouvelables sans limite
Le ministre a présenté le geste comme un label de qualité, pas comme une simple formalité. « On voyage aussi pour goûter les mets, parce qu’il y a un peuple, une culture, un savoir-faire. Et le Ndolè, qui est un label connu internationalement, se doit d’être protégé », a déclaré Gabriel Mbairobe.
Sur le plan juridique, la marque collective protège le nom du mets et ses signes distinctifs. Elle reconnaît aussi le savoir-faire qui se cache derrière chaque marmite. La protection dure 10 ans, renouvelables sans limite, par tacite reconduction.
Michel Gonomy, chef du service des Indications géographiques à l’OAPI, y voit un levier économique : « La propriété intellectuelle peut permettre au Cameroun de faire valoir ses produits aux yeux du monde, sur les marchés. »
Le Ndolè s’est classé 47e dans le Taste Atlas 2023.
Des retombées attendues, des plats suivants
Pour le Ngondo, assemblée traditionnelle du peuple sawa, c’est une fierté. Son président, Sa Majesté Gaston Mbodi Epée, a insisté sur la portée du geste : « Le Ngondo montre à la face du monde qu’en dehors de la danse et des autres aspects de la culture, l’alimentation est également importante. »
Reste le plus dur : transformer le certificat en emplois, en hôtels et en restaurants qui servent le plat avec le nom officiel. Ça, aucun papier ne le garantit. La campagne promotionnelle prévue sur 24 mois dira si la marque tient ses promesses.
Mais le message est lancé : d’autres mets pourraient suivre. Le ministre le dit lui-même, après le Ndolè, d’autres plats seront certainement valorisés. On attendait ce déclic depuis longtemps. Reste à savoir quels produits passeront en premier, rien ne l’indique à ce stade.
Le Ndolè est protégé, la campagne de 24 mois démarre. Les restaurateurs et les Sawa de Douala diront bientôt si le label change quelque chose dans les assiettes.
![]()
Alain-Claude Ndom
Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.


2 day_ago
22



























.jpg)






French (CA)