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André Sauvé nous revient avec un nouveau spectacle, Naturellement, qu’il a voulu différent et qui comportait certains risques. Ce spectacle, Jean-Sébastien Girard le décrit comme philosophique, théâtral et poétique.
« Je vais un peu dans d’autres zones. Bien sûr que ça reste moi, mais en allant dans d’autres zones. Et il faut se mettre en danger. J’ai l’impression que cette réception-là, que j’ai, me comble d’autant plus [que j'ai] osé, parce que j’ai eu très peur. J’avais vraiment la chienne [que les gens disent] : “Oh! Ce n’est plus comme avant!” »
Pour écrire, André nous raconte qu’il ne part pas d’idées, mais d’émotions. Et celle qu’il voulait explorer, dans Naturellement, c’est l’émoi.
« Je parle de la nature. La nature m’émeut. […] Ce n’est pas de la tristesse, de l’émoi, c’est quelque chose qui touche. Et quand je sens ça chez les gens pendant que je joue… parce qu’il y a parfois des moments de silence, et je sens cet émoi-là qui se rend à l’autre. Je craignais les moments de petits silences, parfois, qui sont quasiment aussi sinon plus exquis que les éclats de rire, et ça, je suis le premier surpris. »
L’amour à 50 ans
Malgré des périodes amoureuses désertiques, l’humoriste a toujours pensé qu’il y avait quelqu’un quelque part pour lui.
« J’étais découragé, mais je n’ai jamais perdu espoir. C’est à 50 ans que c’est arrivé, et c’était ça tout de suite, réciproquement. Il n’y a pas eu, entre les deux : “Je vais prendre mon temps, n’allons pas trop vite.” »
C’est la rencontre avec cet homme qui fait qu’André partage maintenant sa vie entre l’effervescence de la ville de Montréal et la tranquillité d’un petit village de 15 âmes des Alpes françaises. Cet équilibre le comble, et la proximité avec la nature lui permet d’écrire dans le silence.
« C’est hyper inspirant pour écrire. J’ai besoin d’entendre, j’ai besoin de beaucoup de silence pour écrire. Tu sais, il y en a qui vont écrire à New York, à Paris… Non, il y a trop d’ondes. Faut entendre en dedans, et ça, ça prend du silence. »


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