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Par Éloi Passot
Le 28 mars 2026 à 12h59
Un organisme public a documenté des «actions de malveillance» orchestrées par des faux comptes sur les réseaux sociaux contre la candidature de plusieurs députés LFI. L’impact réel de ces actions est difficile à établir en l’état.
Passer la publicité Passer la publicitéFrançois Piquemal ne s’avoue pas vaincu. Le député LFI, candidat malheureux à Toulouse, où il a été battu par le maire sortant Jean-Luc Moudenc (divers droite - 53%), a annoncé sur X déposer un recours devant le tribunal administratif pour demander l’annulation du scrutin. Dans le courrier signé de ses avocats qu’il a relayé sur X, ceux-ci affirment que leur client a été victime d’«actions de malveillance» via des «ingérences numériques étrangères».
De fait, avec ses collègues candidats à Marseille et Roubaix Sébastien Delogu et David Guiraud, François Piquemal a effectivement été la cible d’une campagne de dénigrement orchestrée par des comptes anonymes sur les réseaux sociaux, selon Le Monde et 20 minutes. Le forfait a été documenté par le Réseau de Coordination et de Protection des Élections (RCPE), une institution récemment créée par Emmanuel Macron pour lutter contre les ingérences étrangères en ligne. François Piquemal avait ainsi été accusé par des faux comptes anonymes d’être un pédocriminel et Sébastien Delogu d’être un violeur.
Jeter le discrédit sur une candidature
Selon les informations du Canard enchaîné, qui s’était penché sur le sujet, cette constellation de comptes réseaux sociaux et de faux sites aurait été hébergée par une société israélienne spécialisée dans les opérations d’influence. Ce qui ne prouve en aucun cas l’implication de l’État hébreu à ce stade. La Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) ainsi que les services de renseignement intérieur chargés de lutter contre les ingérences seraient sur le coup, d’après le Palmipède.
Une chose est sûre, Sébastien Delogu, François Piquemal et David Guiraud ont régulièrement été accusés d’antisémitisme. François Piquemal avait notamment été attaqué le 19 mars dernier, lorsqu’il avait rendu hommage, à Toulouse, aux victimes de Mohamed Merah. Selon son entourage, le député devrait aussi formaliser «la semaine prochaine» une plainte pénale concernant ces faits et contre la campagne de dénigrement en ligne dont il a été l’objet.
«C’est à l’encontre de candidats de la France Insoumise, dont en particulier Monsieur François Piquemal, tête de liste à Toulouse, que ces ingérences se sont concentrées, portant sur lui de fausses accusations de commission d’infractions graves afin de jeter le discrédit sur sa candidature», peut-on lire dans le courrier des avocats. Ces opérations de déstabilisation ont-elles véritablement eu un effet sur le scrutin ? Difficile à dire à ce stade. «Une enquête a été ouverte qui devra faire la lumière sur les responsables de ces tentatives de déstabilisation et sur les moyens qu’ils ont utilisés pour ce faire», soulignent les avocats de LFI et de François Piquemal dans leur communiqué.


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