NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Candidat aux municipales à Montpellier, Rémi Gaillard voit sa profession de foi invalidée et dépose un recours. Explications de ce fait de campagne très politique.

Par Cédric Nithard Publié le 6 mars 2026 à 21h02
Coup dur (ou pas) pour Rémi Gaillard dans la dernière ligne droite de la campagne des municipales à Montpellier. La commission de propagande électorale qui se tenait ce vendredi matin à la Préfecture de l’Hérault a invalidé les professions de foi de la tête de liste Yes we clown. Ce dernier, par la voix de son avocat, annonce déposer ce lundi 8 mars 2026 un recours devant le tribunal administratif de Montpellier pour espérer comme les autres que le document soit mis sous pli et parvienne dans les boîtes aux lettres des électeurs. Mais derrière, la décision, c’est un coup politique qui s’est joué. Explications.
Problème de couleurs
Si ce vendredi après-midi Rémi Gaillard rigole quand il répond au téléphone, c’est d’un rire jaune. Sortant du cabinet d’avocats de son fidèle ami Maître Jean-Marc Nguyen Phung, le candidat aux municipales à Montpellier ne s’attendait pas à ce coup. Quelques heures plus tôt, la commission de propagande électorale s’est réunit à la préfecture de l’Hérault pour examiner l’ensemble des bulletins de vote et professions de foi, avant leur mise sous pli pour être envoyé aux électeurs dans leur boîte aux lettres avant le 15 mars, date du premier tour. Une commission, présidée par un magistrat de l’ordre judiciaire entouré de personnels de la Préfecture, se déroulant en présence des têtes de liste ou de leurs représentants à laquelle seule celle Rémi Gaillard n’a pas assisté. « Mon but n’est pas d’empêcher les autres candidatures » précise-t-il sans doute avec une teinte d’amertume.
Devant eux, la commission examine les bulletins de vote et les professions de foi de chaque liste dans l’ordre du tirage au sort d’affichage sur les panneaux électoraux. Au tour de celle de Yes We Clown, si le premier document ne pose aucun problème, le deuxième fait l’objet d’un signalement d’au moins trois listes dont celles de Michaël Delafosse (PS – Union de gauche) et de France Jamet (RN). En cause : la présence de l’affiche de la campagne utilisée en 2020. Après examen de la profession de foi, la commission a noté que, comme le confirme la Préfecture, « il y a des couleurs bleu-beige-rouge juxtaposées susceptibles d’entraîner une confusion avec le drapeau tricolore ». En se référant au très précis et pointilleux code électoral, et plus particulièrement à l’article R27, le document a donc été invalidé. La suite relève de la farce politique.
Coulisse de campagne
Si Rémi Gaillard était absent du rendez-vous et n’a donc pas pu s’opposer aux signalements et argumenter face à la commission, d’autres ont tenté de s’en charger. Pas moins de trois représentants de liste – d’Isabelle Perrein, de Jean-Louis Roumégas et de Thierry Tsagalos – l’ont prévenu par téléphone, « au nom de la démocratie », de ce qu’il se passait. L’un deux parvenant à le joindre, a même transmis l’appareil au président de la commission pour s’entretenir quelques minutes avec lui confirmant l’invalidation de la profession de foi et sa motivation. C’est à se demander pourquoi certains n’ont pas fait liste commune au final… mais à Montpellier, plus rien ne nous étonne.
Rémi Gaillard pointant sur les réseaux sociaux « la liste PS de Michaël Delafosse », Sébastien Cote, directeur de campagne du maire-candidat qui le représentait devant la commission, explique : « Sur le verso de la profession de foi, Monsieur Gaillard est représenté en bleu-blanc-rouge. C’est strictement interdit par le code électoral. Nous avons fait notre remarque comme d’autres et ce n’est pas nous qui décidons ensuite. Monsieur Gaillard dit souvent qu’il fait n’importe quoi, des fois, il faut faire attention avec les règles électorales ».
Un recours juridique
Étant en droit de contester la décision de la commission par la voie du référé auprès du juge administratif, Rémi Gaillard s’est tourné vers le cabinet de Maître Jean-Marc Nguyen Phung. « L’article R27 est très clair et ne parle pas de bleu-beige-rouge. Il nous dit, et je cite, que sont interdites sur les affiches et circulaires ayant un but ou un caractère électoral l’utilisation de l’emblème national ainsi que la juxtaposition des trois couleurs bleu, blanc et rouge dès lors qu’elle est de nature à entretenir la confusion avec l’emblème national. Or il n’y a pas de blanc sur l’affiche puisque l’observation vise le beige. Le texte est très clair. Quant au risque de confusion avec l’emblème national, je vois effectivement une juxtaposition de bleu, beige et rouge avec un dessin au milieu » souligne Maitre Juliette Péchier qui défendra le dossier avec Maître Jean-Marc Nguyen Phung.
Les élections municipales 2026
Suivez toutes les actualités des municipales 2026 dans une seule newsletter.
Un référé liberté sera introduit devant le tribunal administratif de Montpellier dès lundi. S’il s’agit d’une procédure d’urgence en raison d’une possible atteinte grave aux libertés fondamentales, et qu’une réponse sera rapide, mais certainement pas avant le lendemain, le compte à rebours est engagé pour espérer que la profession de foi de la liste Yes We Clown soit mise sous pli avec celles des autres candidats. « Ce que l’on interdit à Rémi Gaillard, sous un prétexte qui juridiquement me semble fallacieux, c’est de livrer son programme aux électeurs montpelliérains. Manifestement, aujourd’hui le clown fait peur à une liste opposante » analyse Maitre Juliette Péchier.
Un coup politique ?
Même si le code électoral est ce qu’il est, politiquement, le signalement valait-il le coup au risque de conforter Rémi Gaillard dans sa démarche anti-système. « Monsieur Gaillard a parfaitement le droit de se présenter. On est en démocratie, il fait valoir ses idées même si je pense que ce n’est pas un projet pour les Montpelliérains. Son bulletin de vote a été accepté, il pourra concourir. Et s’il essaye de se victimiser, c’est pour échapper à sa responsabilité » défend Sébastien Cote.
Confiant quant au recours et stupéfait autant par ce fait de campagne, que par ses différents protagonistes, Rémi Gaillard est lui persuadé de l’inverse. « Je vais prendre Michaël Delafosse comme directeur de campagne » ironise-t-il. L’ironie étant d’ailleurs également que le candidat dit avoir décidé ce vendredi de désormais concentrer sa campagne sur les propositions de son programme avec une première vidéo détaillant son projet pour le Verdanson. Une vidéo qui passe à la trappe. Il ne fallait pas remettre une pièce dans la machine…
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.


3 month_ago
95



























.jpg)






French (CA)