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À peine quelques heures après sa mise en ligne le 27 février, le directeur de campagne de la candidate de la droite à la mairie de Paris a réclamé le retrait du site.
Y.R. - Aujourd'hui à 11:50 | mis à jour aujourd'hui à 16:02 - Temps de lecture :
À moins de deux semaines des municipales, les affaires judiciaires de Rachida Dati, candidate LR et MoDem à la mairie de Paris, se retrouvent sous le feu des projecteurs. Un site internet façon Wikipédia, présenté comme « l’encyclopédie des affaires de Rachida Dati », et baptisée “WikiDati”, a été mis en ligne le 27 février dernier.
« Potentielle corruption par le Qatar », « Potentielle corruption par Orange », « Bijoux potentiellement non déclarés à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique »... Créée par Kévin Gernier, responsable de plaidoyer dans une association anti-corruption, la base de données retrace chronologiquement chaque dossier, depuis la source des révélations jusqu’à l’évolution des procédures judiciaires, et « pourquoi ces faits posent problème ».
La mise en ligne de "WikiDati" n’est pas passée inaperçue et l'équipe de l’ancienne garde des Sceaux n'a pas tardé à réagir. « À peine trois heures plus tard, mon hébergeur OVH recevait un mail du directeur de campagne de Rachida Dati qui demandait sa dé-publication immédiate », écrivait le 28 février sur Bluesky Kévin Gernier. Une démarche menée en dehors de ses missions pour Transparency International France.
« Difficile de s'y retrouver »
Sur la page de présentation du site, il est précisé que "WikiDati.fr" est un projet citoyen visant à diffuser les informations sur les “affaires” concernant Rachida Dati auprès des citoyennes et citoyens de Paris ». « Si le grand public a généralement connaissance de l’existence d’accusations graves la visant, il reste difficile de s’y retrouver tant le nombre d’articles de presse consacrés à ses affaires est important et parfois accessible uniquement aux abonnés », peut-on encore lire.
Le site rappelle que « quatre procédures judiciaires distinctes et toujours en cours » visent Rachida Dati et que « trois perquisitions ont eu lieu depuis 2019 à la mairie du 7e arrondissement et au domicile » de l'ancienne ministre de la Culture.
Le procès de Rachida Dati, qui s’est dit mercredi « très sereine », doit se tenir du 16 au 28 septembre devant le tribunal correctionnel de Paris. L'ancienne garde des Sceaux doit comparaître au côté de l'ex-patron de Renault-Nissan Carlos Ghosn notamment pour corruption et trafic d'influence passifs, pour des faits présumés s'être déroulés entre octobre 2009 et février 2013, quand elle était députée européenne, et qu'elle conteste farouchement.


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