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Le logement « est un droit constitutionnellement protégé et garanti, […] c’est la base de la dignité pour tout être humain », a tenu à rappeler Ugo Bernalicis, député LFI et candidat aux municipales 2026 à Villeneuve-d’Ascq. Ce samedi 13 décembre 2025, plus de 100 Villeneuvois·es se sont rendus à la réunion publique organisée par […]
Le logement « est un droit constitutionnellement protégé et garanti, […] c’est la base de la dignité pour tout être humain », a tenu à rappeler Ugo Bernalicis, député LFI et candidat aux municipales 2026 à Villeneuve-d’Ascq. Ce samedi 13 décembre 2025, plus de 100 Villeneuvois·es se sont rendus à la réunion publique organisée par les insoumis et les habitants. Pour beaucoup, c’était la première réunion publique de leur vie.
Le nom de réunion publique donnait le ton : « Stop au logement indigne ! ». Le tout, faisant écho au programme municipal des insoumis sur le logement et sur les nombreuses problématiques liées à ce sujet à Villeneuve-d’Ascq. « La mairie est restée totalement passive. Nous avons eu le sentiment d’être ignorés et abandonnés face à une situation pourtant urgente », témoignent les habitants. Notre article.
Les insoumis aux côtés des habitant·es contre le logement indigne
Tout a commencé en novembre 2024 avec Marine, Marina, Sylvie et Gisèle, militantes insoumises de Villeneuve-d’Ascq, à l’occasion d’un porte-à-porte. Moisissures, murs trempés d’humidité, odeurs pestilentielles, rats, cafards, fissures, boîtes aux lettres éventrées… Les preuves d’insalubrité et d’indignité des habitations étaient si nombreuses qu’elles se résolurent à mener une enquête minutieuse, en documentant l’état de l’ensemble des logements du boulevard Albert 1er et des Fiacres, frappant porte après porte.
Ce quatuor constata d’ailleurs rapidement l’existence d’un schéma : le silence assourdissant et l’inaction non seulement des bailleurs sociaux, propriétaires des habitations, mais aussi de la majorité municipale de Gérard Caudron, malgré son obligation légale de garantir la salubrité des logements.
Ainsi, comme l’explique Rachida, locataire d’Albert 1er : « Les problèmes d’insalubrité ont commencé à s’aggraver lorsque j’ai eu une dette de loyer. […] La mairie est restée totalement passive. Nous avons eu le sentiment d’être ignorés et abandonnés face à une situation pourtant urgente ».
Soutenue par ce travail approfondi ainsi que par le candidat à la mairie de Villeneuve-d’Ascq et député Ugo Bernalicis, la mobilisation d’un collectif d’habitant·es de la résidence du Centaure arracha une première victoire. Alors que Vilogia espérait discuter seul à seul avec le député, ce dernier décida d’inviter plusieurs membres du collectif à l’entretien, lors duquel ils obtinrent l’engagement écrit du bailleur social Vilogia à prendre les actions nécessaires pour résoudre les problèmes d’insalubrité. C’était un début, mais impossible d’en rester là.
Pour aller plus loin : Municipales 2026 : à Besançon, Séverine Véziès lance sa campagne pour un programme et une liste de rupture
« Stop au logement indigne ! » : une réunion publique réussie
Pour passer des victoires ponctuelles à des changements durables, se loger est devenu un axe central de la campagne municipale des insoumis·es et de l’Union populaire villeneuvoise. Ce travail de terrain et d’élaboration collective a trouvé son point d’orgue lors de la réunion publique « Stop au logement indigne ! » du 13 décembre. Et ce fut un succès !
La maison de quartier Pasteur était pleine à craquer, avec plus de 100 Villeneuvois·es – dont c’était pour beaucoup la première réunion publique de leur vie – venu·es écouter Ugo Bernalicis, candidat insoumis à la mairie de Villeneuve-d’Ascq, aux côtés d’Hélène, représentante du collectif d’habitant·es du Centaure, et de deux représentantes de la CGT Indecosa.
Nombreux étaient celles et ceux venu·es exprimer leur détresse et leur colère face à l’inaction des bailleurs sociaux et de la majorité municipale. Un temps d’expression et d’interpellation était donc prévu en fin de réunion afin de permettre à chaque habitant·e d’exprimer ses difficultés.
Car, comme le souligne Hélène au nom de son collectif, il faut « […] rappeler une réalité trop souvent passée sous silence, celle du mal-logement, de l’humidité, de l’insalubrité et de leurs conséquences directes sur la santé, le moral et la dignité des habitants. Trop de personnes ont vécu et vivent encore dans des habitations où les murs s’abîment, où les moisissures gagnent du terrain, où l’air devient irrespirable et où chaque jour apporte son lot d’inquiétudes ».
Face à cette situation insupportable, deux messages ont fait consensus lors des interventions. Premièrement : s’organiser afin de défendre le droit à un logement digne. Deuxièmement : remplacer une majorité municipale défaillante par un nouveau maire — Ugo Bernalicis —, des élu·es engagé·es et par des habitant·es mobilisé·es, pour défendre un programme logement solide et clair.
Pour un nouveau modèle de logement, digne et accessible
Comme l’a rappelé Ugo Bernalicis lors de la réunion, le logement « est un droit constitutionnellement protégé et garanti, […] c’est la base de la dignité pour tout être humain ».
On ne peut donc pas se contenter de la situation actuelle, et ce d’autant plus que le maire est responsable de la salubrité des logements et dispose du pouvoir de prendre des arrêtés d’insalubrité. Problème : la mairie n’emploie qu’un·e agent·e (sur 1 400) pour constater l’insalubrité des logements (pour environ 63 000 habitant·es !).
Réuni·es autour d’Ugo Bernalicis, les insoumis·es proposent donc de renforcer les services communaux d’hygiène et de santé en recrutant suffisamment d’agent·es pour garantir à chaque habitant·e son droit à un habitation digne. Cela permettra également au maire d’adresser aux bailleurs sociaux et privés des injonctions de rénovation des logements insalubres.
Face au « besoin colossal » de logements et à l’explosion des prix, la France insoumise de Villeneuve-d’Ascq propose un encadrement strict des loyers, pour mettre fin à la spéculation immobilière. Ensuite, face aux résidences de standing ou étudiantes privées hors de prix qui poussent comme des champignons, il faut donner la priorité aux logements sociaux (PLAI en particulier), ainsi qu’aux logements étudiants en partenariat avec le CROUS, et aux habitats participatifs.
Il faut même aller plus loin, d’où la proposition de créer un bailleur social municipal pour soutenir l’habitat participatif et pouvoir mettre à l’abri certaines personnes sans domicile et les mineur·es non accompagné·es (MNA). Ce bailleur pourrait être appuyé par la création d’un service public municipal du bâtiment et des travaux publics, qui construira les bâtiments de la ville. Cela permettra des économies, l’inclusion des habitant·es dans la construction des logements et l’accompagnement des personnes éloignées de l’emploi grâce à des chantiers d’insertion.
Par François Delafosse


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