Les maires élus dans la foulée du second tour des élections municipales ont théoriquement un mandat de six ans. Mais le prochain scrutin risque de devoir attendre 2033.

A.B. - Aujourd'hui à 07:00 - Temps de lecture :

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Et si votre nouveau maire voyait son bail exceptionnellement prolongé ? La question, déjà abordée à l'Assemblée nationale il y a un an, revient sur le tapis alors que le second tour des élections municipales vient de s'achever.

Légalement, la prochaine séquence électorale dans les communes doit se tenir en mars 2032, les maires (et les conseillers municipaux) étant élus pour un mandat de six ans.

Trop d'élections

Sauf que l'embouteillage menace devant les bureaux de vote. 2032 devrait en effet être une année d'élection présidentielle et, à moins ni le président de la République élu en 2027, ni celui élu en 2032 ne dissolven l'Assemblée, une année d'élections législatives.

Trois scrutins d'ampleur la même année représenteraient une charge particulièrement lourde pour les communes organisatrices ou pour la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques. Sans compter la lassitude des électeurs, dans un contexte d'abstention sans cesse croissante.

Deux options sur la table

Préconisée en avril 2025 par Bruno Retailleau, alors ministre de l'Intérieur, dans un entretien à Ouest-France, la solution pourrait venir d'un report des élections municipales à 2033 et la prolongation à sept ans des mandats des maires fraîchement élus. L'option serait « plus probable » qu'un simple décalage du scrutin à l'automne 2032.

Le calendrier avait déjà été ajusté en ce sens pour les municipales de 2007, décalées à 2008 pour ne pas heurter les élections présidentielle et législatives. De la même façon, les conseillers départementaux et régionaux élus en 2021 ne seront renouvelés qu'en 2028 pour éviter un cumul avec la présidentielle et les probables législatives anticipées.

Attention au renouvellement du Sénat

« Un éventuel report des élections municipales de mars 2032 devrait faire l'objet d'une loi dédiée, précédée d'une concertation avec les élus locaux », avait indiqué le ministère de l'Intérieur l'an dernier, rappelant que le Conseil constitutionnel admet un report exceptionnel tant que le délai reste « raisonnable ».

La manoeuvre risque par ailleurs d'avoir un effet sur les élections sénatoriales prévues en septembre 2032 dans certains départements (le Rhône et l'Ain notamment) car les élus municipaux y ont un poids prépondérant.

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