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Municipales 2026 : pour l’ancien maire de Monnières, « notre stratégie n’a pas été un échec »

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Alors qu’il avait tenté de préparer sa succession en laissant son écharpe à Stéphane Entème il y a un an, Benoit Couteau a pris acte que ce dernier ne se porterait pas candidat.

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Benoit Couteau, avec Vincent Caillé, deux élus qui vont dire au revoir à l'engagement municipal.

Benoit Couteau, avec Vincent Caillé, deux élus qui vont dire au revoir à l’engagement municipal. ©Hebdo de Sèvre et Maine

Par Laurent Fortin Publié le 12 mars 2026 à 23h41

Hebdo de Sèvre et Maine : Vous vouliez une transmission en douceur en laissant votre place de maire à un membre de votre équipe un an des élections municipales pour qu’il s’habitue à la fonction. Finalement, il a renoncé. Considérez-vous que c’est un échec ?

Benoit Couteau : Non. Pas du tout. Il n’y a pas de déception ni de frustration. Puisque c’était une des issues possibles. Alors d’accord, pas celle envisagée. Mais le but était justement, un an avant les élections, de passer la main, pour qu’un élu prenne le relais et s’habitue à la fonction. Entre parenthèses, je l’avais annoncé dès le départ : je ne ferai pas plus de deux mandats et il y aura une transmission avant la fin. Au final, Stéphane (ndlr. Entème) a annoncé dès la rentrée, comme il s’y était engagé, qu’il ne souhaitait pas poursuivre. Il vaut mieux le savoir avant. Et ne pas s’en rendre compte six mois après le début du mandat. En ce sens, ce n’est surtout pas un échec. C’est même hyper courageux et sincère de sa part.

HSM : Peut-on savoir pourquoi ? Il a refusé de commenter sa décision.

B.C. : C’est une décision personnelle. Je n’aime pas parler à la place des gens mais disons que, en résumé, il s’est rendu compte que ce n’était pas son truc. Il n’y arrivait pas.

HSM : Pourquoi avoir fait alors « un remaniement » chez les adjoints à l’automne dernier ?

B.C. : Justement pour qu’il y ait une équipe plus étoffée et efficace autour de lui. Pour l’aider à terminer le mandat.

HSM : Par contre, est-ce qu’il n’y a pas un regret qu’il n’y ait pas eu une autre personne de votre équipe qui monte une liste ? Pour poursuivre l’action engagée.

B.C. : Non plus. La gestion de la collectivité n’appartient pas à quelqu’un ni à un groupe. Quelle que soit l’équipe en place, elle doit travailler pour l’intérêt général. Je souhaite d’ailleurs que celle qui nous succède fasse du mieux qu’elle puisse. Comme on a fait du mieux que nous pouvons. Tout n’a pas été parfait, mais on a réalisé pas mal de choses pour tous les Monnièrois, comme l’école publique, la réhabilitation du Pampre d’or, l’embellissement et l’apaisement de la place de l’église et bien sûr un espace santé. Après si une autre équipe veut revoir les choses : rechanger le sens de circulation, modifier des aménagements qu’ils le fassent. Désormais, l’important c’est de laisser une situation propre.

HSM : Ce sera le cas ?

B.C. : Oui je pense. On va valider définitivement le plan local d’urbanisme, voter un budget pour 2026 et préparer l’opération urbaine avec des logements sociaux. La seule chose dont nous ne sommes pas certains c’est d’acter la pose de panneaux solaires sur l’école. Cela a un coût, donc il serait peut-être plus opportun de laisser le choix à la future équipe.

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Tout est transparent, rien n’a jamais été caché

HSM : Vous parlez de finances, la situation est-elle saine ? Il y a eu plusieurs rencontres avec la préfecture sur le sujet.

B.C. : Il est normal qu’un maire rencontre régulièrement les services de l’État et qu’il explique sa trajectoire. C’est dans ce cadre que les choses ont eu lieu. Parce que nous avons décidé régulièrement d’emprunter. Alors que, dans le Vignoble nantais, l’habitude est plutôt de chercher à avoir un taux d’endettement bas. On parle de gestion en « bon père de famille ». Est-ce le rôle d’une collectivité ?

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Pour moi, ce qui est important c’est de mener des projets tout en ne bloquant pas les marges de manœuvre financières. Nous sommes donc effectivement passés d’un délai de désendettement de 7 à 11 ans (ndlr. le premier seuil critique est à 8 ans), avec une petite baisse pour 2026 autour de 9 ans. Le capital restant est de 4 millions. Mais l’essentiel est que nous dégagions toujours une capacité d’autofinancement. Ce fut le cas, avec 350 000 euros en moyenne par an. C’est ce qu’il faut pour Monnières. C’est ce qu’il y aura au moins en 2026. A titre de comparaison, quand on a été élu en 2014, il y avait zéro épargne disponible. Cela ne nous a pas empêchés de réaliser 12 millions d’euros d’investissement parce qu’on a été hyper rigoureux au jour le jour.

HSM : L’équipe qui devrait semble plus sceptique sur l’état de finances…

B.C. : Une partie était présente à la dernière séance du conseil municipal. Ils ont pu prendre des notes. Mais ils pouvaient aussi s’impliquer dans les comités consultatifs. Notamment celui des finances. Ils étaient ouverts à tous ceux qui le souhaitaient. Tout est transparent. Encore une fois, la gestion d’une commune regarde tout le monde. Jamais rien n’a été caché.

Si on vante la transparence, la démocratie… il faut le concrétiser.

HSM : Justement, ces comités consultatifs, plutôt novateurs sur le territoire, quel bilan en faites-vous ?

B.C. : C’est une belle réussite d’un point de vue démocratique. Pour clore le mandat, nous avions organisé un pot pour remercier tous les citoyens engagés. Nous avions une centaine de personnes. Ce n’est pas rien. C’est important que nos instances communales soient ouvertes. Il n’y a pas que les élus qui peuvent proposer des projets. J’ai bien dit proposer : après, le conseil municipal devait valider. Souvent, c’était le cas mais il est arrivé qu’il y ait des refus. Qui ont suscité certaines incompréhensions. Mais c’était la règle.

Après, tous les comités n’ont pas fonctionné de la même manière. Ils devaient être animés. Ce fut le cas pour celui sur le cadre de vie et la voirie. C’est même mieux pour celui des affaires sociales, de la santé et des personnes âgées, mené par Françoise Ménard qui a quasiment été composée par les mêmes personnes qu’au départ. Par contre pour l’enfance, la jeunesse et les écoles, il n’y a plus personne.

HSM : Vous aimeriez qu’ils se poursuivent ?

B.C. : L’équipe sera en place en mars fera bien ce qu’elle veut. C’est sa liberté. Mais si on vante la transparence, la démocratie… il faut le concrétiser. Par exemple, la nomination d’un garant de la démocratie qui recueille la demande d’un vote à bulletins secrets avant la séance, en est une preuve.

Ce n’est pas évident de le faire devant tout le monde. On se fait souvent fusiller du regard. C’est considérer jouer contre son propre camp. Or, pas du tout. Cela peut aider à voter en son âme et conscience et pas par mimétisme. Je me souviens avoir demandé cela au district quand j’étais élu entre 1995 et 2001 pour une délibération concernant la construction de la piscine de Clisson.

Mon maire, Claude Carteron, ne l’avait pas bien pris du tout.

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