La période de fusion des listes étant close, les accords conclus entre le Parti socialiste et La France insoumise dans plusieurs villes redessinent les équilibres politiques. Jean-Luc Mélenchon s’impose comme un acteur clé en vue du second tour.
Les candidats aux élections municipales ne peuvent plus retirer ni fusionner leurs listes depuis ce mardi à 18h. Les négociations de l’entre-deux-tours ont donc pris fin, laissant apparaître de nouvelles configurations politiques dans plusieurs grandes villes. Dans nombre d’entre elles, des alliances ont été conclues entre le Parti socialiste et La France insoumise, permettant au mouvement de Jean-Luc Mélenchon de se replacer au centre du jeu à gauche.
Dans ce contexte, le leader insoumis apparaît comme un véritable arbitre. Pour les socialistes, le choix s’est souvent résumé à accepter une alliance afin de conserver certaines municipalités ou refuser et courir le risque d’une défaite, notamment dans des villes stratégiques comme Paris ou Marseille.
"Ce sont des gros combinards"
Une situation dont Jean-Luc Mélenchon ne se prive pas de tirer profit, affichant sa satisfaction et soulignant l’absence d’accord national tout en constatant la multiplication des compromis locaux.
"Ce sont des gros combinards. Ils ne vont pas nous coûter trop cher, je pense, à acheter pour le deuxième tour, là où on les achètera. Mais quand même, quand ils disent qu'il n'y aura pas d'accord national, ça veut dire faites votre tambouille, faites votre tambouille localement"
L’enjeu dépasse toutefois le seul cadre municipal. En vue du second tour, le chef de file insoumis entend démontrer que la gauche ne peut l’emporter sans son soutien. Une stratégie qui vise également à consolider son statut d’acteur incontournable à l’approche de l’élection présidentielle de 2027.
Cette position dominante contribue par ailleurs à isoler certains opposants internes à gauche, notamment l’eurodéputé socialiste Raphaël Glucksmann, dont les prises de position critiques vis-à-vis de La France insoumise ne font pas l’unanimité au sein des autres formations et sont rejetées par Marine Tondelier, Olivier Faure et les communistes.


3 month_ago
51



























.jpg)






French (CA)