Pour tenter de faire barrage à la gauche, Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel ont annoncé qu'ils feraient liste commune lors du deuxième tour des élections municipales. Ce qui ne sera pas le cas d'Emmanuel Grégoire et de LFI.
Alors que les candidats qualifiés pour le deuxième tour des élections municipales ont jusqu’à mardi soir, 18h00, pour déposer leur liste, à Paris, la configuration se dessine peu à peu. Emmanuel Grégoire a annoncé rejeter toute alliance avec LFI tandis qu’à droite, on apprend que Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel feront liste commune.
Après une journée de tractation, les négociations entre la droite et le centre ont donc abouti. Des discussions loin d’être évidentes, au regard de l’écart de point de vue entre les deux candidats sur bien des sujets.
Le pari de Grégoire
Pierre-Yves Bournazel a d’ailleurs fait trainer ces négociations, en posant un peu plus tôt dans la journée ses conditions à une fusion : le refus de toute alliance avec Sarah Knafo, un engagement programmatique, avec notamment une attention redoublée autour du périscolaire, et un changement de ton de la part de Dati, parfois jugée trop brutale.
"Je crois que maintenant, il appartient à ceux qui veulent l’alternance de répondre favorablement ou non à mes préalables, pour réussir l’alternance", a-t-il ainsi déclaré.
Le désir d’alternance l’a donc emporté avec cet accord de listes, rendu possible entre autres, par Edouard Philippe, le patron d’Horizons. Reste à savoir quelle attitude Rachida Dati adoptera face à Sarah Knafo, qui officiellement lui tend toujours la main.
Quant à la gauche, Sophia Chikirou a annoncé qu'elle se maintiendrait au second tour, après le "refus" d'Emmanuel Grégoire de sa proposition de fusion. Le candidat socialiste fait ainsi le pari que son avance au premier tour et le report des voix d’une partie des électeurs insoumis lui suffiront pour l’emporter.


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