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Par Le Figaro avec AFP
Le 18 mars 2026 à 10h49
«On avait un accord national avec Horizons notamment, qui comprenait Nice (mais) cette campagne a été délétère», a affirmé sur BFMTV-RMC l’ancien ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau.
Passer la publicité Passer la publicitéLe patron de LR Bruno Retailleau a refusé mercredi d’apporter son soutien au sortant Christian Estrosi (Horizons) qui affronte au second tour des élections municipales à Nice l’ex-président des Républicains Eric Ciotti, allié du RN, laissant le choix aux électeurs «en leur âme et conscience».
«On avait un accord national avec Horizons notamment, qui comprenait Nice (mais) cette campagne a été délétère», a affirmé sur BFMTV-RMC l’ancien ministre de l’Intérieur, évoquant «l’appel à la gauche et au communautarisme» de la part du maire sortant qui compte pourtant plusieurs candidats LR sur sa liste.
«Je ne donne pas de consignes dans les conditions de cette campagne absolument délétère dans laquelle je ne me retrouve pas, ni d’un côté ni de l’autre», a affirmé Bruno Retailleau, qui a réitéré sa «condamnation» de la stratégie d’Eric Ciotti de s’allier avec le RN il y a deux ans pour former ce qu’il appelle «l’union des droites».
La campagne niçoise a effectivement été brutale, entre accusations, petites phrases, transfuges... M. Estrosi, nettement distancé au premier tour par M. Ciotti (31% contre 43%) multiplie depuis dimanche soir les appels à un large rassemblement, y compris avec la gauche. Avant le second tour des municipales, M. Retailleau, qui s’est lancé il y a un mois dans la course à l’Élysée, s’en est pris à nouveau «aux accords de la honte» entre la gauche et LFI.
«C’est la gauche aujourd’hui qui trahit ses idéaux»
«Le PS et les écologistes en France ont inventé en réalité l’antisémitisme à géométrie variable», a-t-il déploré, mettant en avant les contradictions entre le refus d’un accord national avec le parti de Jean-Luc Mélenchon, et ceux obtenus localement dans des villes comme Nantes, Lyon, Toulouse ou Strasbourg.
«C’est la gauche aujourd’hui qui trahit ses idéaux», a-t-il ajouté, lançant un appel aux électeurs de droite et du centre, mais aussi à ceux du RN, à voter pour les candidats LR ou soutenus par son parti pour «faire échouer une gauche souvent +lfisée+».
Il a d’ailleurs reproché au parti de Jordan Bardella de «faire gagner la gauche contre la droite» en maintenant ses candidats au second tour, citant notamment les exemples de Gap, Brest, Fougères, Alençon ou encore Limoges. «Et en même temps, ils nous demandent de nous retirer?», a affirmé Bruno Retailleau, rejetant de la «main tendue» à LR par Jordan Bardella au soir du premier tour.
Interrogé sur les rares cas d’alliances locales entre des candidats LR et le Rassemblement national, comme à Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne), le patron des Républicains a réitéré que les membres de sa famille politique seraient exclus s’ils s’entendaient avec l’extrême droite.


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