S'il avait dans un premier temps fermé la porte à des accords avec LFI, le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, l'a finalement ouverte avant le second tour des élections municipales, pour ne pas condamner ses candidats à la défaite.
Dernière ligne droite pour les tractations avant le second tour. À gauche, malgré les postures de rupture affichées ces dernières semaines par le PS et les Ecologistes, après les polémiques provoquées par Jean-Luc Mélenchon, les alliances avec La France insoumise se multiplient depuis quelques heures.
Un revirement jusqu'à Nantes
À Toulouse, socialistes et écologistes se rangent derrière l’insoumis François Piquemal. Le socialiste François Briançon a accepté une fusion en échange de la présidence de la métropole. Objectif : battre le maire divers droite sortant, Jean-Luc Moudenc.
Même stratégie à Besançon. Distancée par le candidat LR Ludovic Fagaut, la maire écologiste Anne Vignot s’allie avec LFI pour tenter de conserver la mairie. Accord aussi à Tours, entre le maire écologiste Emmanuel Denis et l'insoumise Marie Quinton.
À Avignon, fusion également : la liste insoumise menée par Mathilde Louvain rejoint celle du socialiste David Fournier pour rester dans la course. Même scénario à Clermont-Ferrand, où le maire PS Olivier Bianchi conclut un accord avec LFI.
À Limoges, le socialiste Thierry Miguel se retire au profit du député insoumis Damien Maudet. À Lyon aussi, les négociations ont abouti : la candidate LFI se rallie au maire écologiste sortant Grégory Doucet pour faire barrage à Jean-Michel Aulas.
Et même à Nantes, la maire socialiste Johanna Rolland, numéro deux du PS, pourtant figure d’une ligne anti-LFI, a conclu un accord technique avec le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, dans l’espoir de battre la droite.
Un revirement qu'Olivier Faure tente de justifier par la nécessité "de se poser en rempart du Rassemblement national". Reste que le parti à la rose aura du mal à justifier ses choix auprès de son électorat. Pour rappel, il y a 15 jours, le premier secrétaire du PS dénonçait avec force la ligne fixée par Jean-Luc Mélenchon, qu'il qualifiait "de stratégie qui dérive sur les eaux brunes de l'antisémitisme".


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