Quelques heures après l'annonce d'un accord entre l'Iran et les États-Unis, l'amertume grandi du côté Israël. Si Benjamin Netanyahou se félicite d'avoir réussi à "sauver Israël", dans les faits, l'amertume est grande du côté de l'État hébreu, qui ne connait pas encore les détails de l'accord.
L'accord entre l'Iran et les États-Unis annoncé ce lundi permet à tout une région d'entrevoir enfin le retour au calme. Mais du côté d'Israël, ont affiche une satisfaction d'apparence.
Devant les caméras, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou se félicite d'avoir lutter conter le programme nucléaire iranien. "Le plus important c'est que nous avons sauvé l'État d'Israël de la menace d'une destruction nucléaire", insiste-t-il.
Mais les motifs d'insatisfaction, voire d'inquiétude, ne manquent pas pour les Israéliens. Ils concernent d'abord la mise à l'écart de l'État hébreu, dont les dirigeants n'ont pas ou peu été consultés. Benjamin Netanyahou a d'ailleurs reconnu ce lundi, qu'il ne savait pas quel était le contenu de l'accord.
Vers un soutien accru de l'Iran au Hezbollah ?
Une chose est certaine, elle contribue aux préoccupations. Avec ce protocole d'accord, l'Iran risque de devenir un partenaire international légitime, alors que le régime des Mollahs n'a pas renoncé à sa volonté d'annihiler l'État d'Israël. En outre, le dégel d'une partie de ses avoirs bloqués à l'étranger devrait permettre à la République islamique de se renforcer et d'augmenter son soutien financier aux milices chiites, notamment le Hezbollah au Liban.
L'accord pourrait d'ailleurs imposer à Israël la fin des opérations qui l'y mènent, contre le Hezbollah. Autre motif d'inquiétude, et non des moindres pour l'État hébreu : l'incertitude sur le sort du programme nucléaire de l'Iran, qui devrait faire l'objet de négociations ultérieures.


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