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Le rapport du coroner qui s’est penché sur le décès d’Alianka Royer, une mère de famille retrouvée morte dans sa maison de Trois-Rivières, le 10 octobre 2024, ne réussit pas à établir une cause claire de sa mort. Mais son conjoint l’aurait vraisemblablement retrouvée morte chez elle.
Dans son rapport rendu public mercredi, le coroner Donald Nicole se penche sur le décès et les circonstances encore nébuleuses qui ont entouré la mort de la Trifluvienne de 26 ans. La conclusion du rapport est que celle-ci est décédée d’une cause indéterminée.
En plus de ne pas avoir été capable de trouver hors de tout doute la cause médicale du décès de Mme Royer, le coroner établit plusieurs zones d’ombres qui pourraient rester sans réponse.
Le rôle d’Alex Bouchard encore inexpliqué
Plusieurs questions entourant la mort de Mme Royer restent entières, notamment en raison de l’impossibilité de parler à Alex Bouchard, son conjoint.
M. Bouchard, qui a été retrouvé mort par des blessures auto-infligées par balles dans un hôtel du Nouveau-Brunswick quelques semaines après la mort de Mme Royer, n’a pas pu être rencontré par les policiers pour connaître sa version des faits.
Selon ses proches, Mme Royer désirait mettre fin à sa relation avec son ami de cœur, car ce dernier présentait des troubles de comportement liés à l’utilisation de substances, peut-on lire dans le rapport du coroner.
L’enquête policière sur la mort d’Alianka Royer avait révélé que M. Bouchard avait passé du temps chez Mme Royer peu avant sa mort, possiblement après, mais les policiers n’ont pas pu prouver d’éléments criminels ni de preuves que celui-ci était présent lors de la mort de sa conjointe.

Le corps d’Alexandre Bouchard a été découvert au Nouveau-Brunswick quelques semaines après la mort de sa conjointe.
Photo : Facebook
Les policiers ont toutefois pu déterminer que M. Bouchard aurait découvert Mme Royer sans vie, mais qu’il aurait paniqué et se serait sauvé après s’être intoxiqué avec des médicaments. Il aurait également utilisé le téléphone de sa conjointe et répondu à ses messages textes pour que personne ne s’inquiète.
Les enquêteurs ont toutefois conclu qu’il n’existerait pas de motifs raisonnables de croire que l’ami de cœur de Mme Royer a commis une infraction criminelle causant sa mort.
Le coroner indique qu’il y a des motifs raisonnables de croire que ce dernier a commis une infraction criminelle d’outrage à un cadavre, mais, en raison de sa mort, des accusations ne pourront être portées.
Des blessures qui soulèvent des questions
D’autres éléments liés à l’état du corps d’Alianka Royer soulèvent des questions. Lors de la découverte du corps, les policiers ont révélé des signes que Mme Royer était décédée depuis plus de 48 heures et qu’il y avait eu de la violence lors de son décès.
L’enquête soulève notamment la perte de trois faux ongles, retrouvés près du corps alors que ceux-ci avaient été observés sur ses doigts lorsqu’elle était passée au club de boxe de Trois-Rivières quelques heures avant sa mort.
Lors de l’autopsie, la femme présentait une contusion au dos de la main droite et des érosions à l’avant-bras et au poignet gauche.

Les policiers ont longuement enquêté sur les lieux de la mort d'Alianka Royer.
Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger
La pathologiste n’a constaté aucune lésion traumatique, aucune évidence d’intervention d’un tiers, aucun foyer infectieux au niveau d’une plaie chirurgicale abdominale en guérison ni aucune lésion anatomique préexistante pouvant expliquer le décès.
Mme Royer se remettait d’une chirurgie abdominale qu’elle avait subie quelques jours auparavant. Elle avait eu un suivi médical la journée même où elle aurait perdu la vie.
Le rapport du coroner indique qu’il existe des mécanismes de décès qui ne laissent aucune ou très peu de traces visibles lors d’une autopsie.
Considérant les doutes d'intervention d’un tiers, l’absence de preuves claires à cet effet et l’hypothèse d’un processus infectieux systémique soulevée par la pathologiste judiciaire, il est impossible de déterminer la cause probable du décès de Mme Royer, conclut le coroner.


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