La journée de mardi a été marquée par l'organisation de nombreux cortèges de lycéens en France. Une journée à haut risque pour les forces de l'ordre qu'Europe 1 a pu suivre lors de la manifestation à Paris.
Après l'acte III ce mardi, le mouvement des lycéens va perdurer. Alors que les syndicats appellent à poursuivre les blocus, les forces de l'ordre se préparent à de nouvelles journées sur le terrain.
Et la mobilisation est de tous les instants, à l'instar de ce qu'il s'est fait à Paris ce mardi. Trois fourgons bleus, une cinquantaine de gendarmes bloquent l'accès à la place de la République sur cet axe que l'escadron du capitaine Olivier doit tenir. La manifestation vient de débuter, l'officier donne ses premiers ordres.
"On recherche tout ce qui pourrait être utilisé comme projectile"
"Mission pour nous : interdire tout départ en cortège sauvage sur l'axe que nous tenons, l'avenue de la République", indique-t-il à ses collègues. Et pour éviter les débordements, rien n'est laissé au hasard. "Est-ce que vous pouvez ouvrir vos sacs ? On regarde s'il n'y a pas d'objets dangereux, pas de cagoule. On recherche en fait tout ce qui pourrait être utilisé comme projectile, comme mortier. Le but c'est d'éviter qu'il y ait des personnes qui viennent notamment cagouler avec des moyens d'artifice" troubler l'ordre du cortège, rappellent les gendarmes.
Un appel radio signale des incidents : une banque saccagée place de la nation, des tirs de mortiers contre des policiers. L'escadron se redéploye en urgence. Au point d'arrivée du cortège, la stratégie des gendarmes reste la même : tenir une position jusqu'à la fin de la mobilisation. "Le but maintenant, c'est de permettre à ceux qui manifestent dans le calme de pouvoir quitter la place.
Resteront uniquement ceux qui veulent vraiment revendiquer jusqu'au dernier moment ou tous les manifestants qui auraient plutôt l'envie d'en découdre avec notamment les forces de l'ordre", note le capitaine Olivier au micro d'Europe 1.
L'escadron restera mobilisé jusqu'à la tombée de la nuit et la dispersion des derniers manifestants.


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