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AFFAIRES. Phénomène populaire un peu partout sur la planète, les «restaurants fantômes» gagnent en popularité au Québec. Le restaurateur et homme d’affaires, Éric Durepos, a lancé le sien à l’automne dernier, sous le nom de Mlle Marie. Le micro-restaurant se trouve au 310, rue Brock, dans l’ancienne cuisine du Christine Pizza, fermé à l’été 2024.
C’est une opportunité d’affaires qui s’est présentée à Éric Durepos qui voulait acquérir l’ancien restaurant Christine Pizza. «Je n’ai pas pu acheter la bâtisse, mais le nouveau propriétaire m’a contacté pour me demander ce que j’aurais voulu faire avec ça. On a discuté et j’ai finalement pu m’entendre avec lui pour louer la cuisine», explique-t-il.
Il ne réinvente pas la roue. Pizza, poutine, hamburger et «smash burger», mais les dernières années ont amené les clients à consommer d’une manière différente.
Vincent, Éric Durepos et Martin étaient aux commandes lors du passage de L’Express au restaurant Mlle Marie. (Photo : Ghyslain Bergeron)«Dans mes autres restaurants (Chez Louis poulet et pizza), 85 % de mon chiffre d’affaires est redevable aux commandes pour sortir ou sur livraison. C’est énorme. Alors, pour pallier le manque de main-d’œuvre et diminuer les coûts, le concept des “restaurants fantômes” et une belle solution. On n’a qu’à penser à Pizza Hutt, Salvatoré ou Wendy’s qui n’ont que de petites salles à manger de quelques places», précise Éric Durepos qui a baptisé le commerce en l’honneur de sa fille Marie-Pier.
Ouvert depuis l’automne dernier, le restaurant se fait connaître lentement, mais sûrement. «On a la chance d’avoir pu récupérer le mythique numéro de téléphone 477-7777 qui appartenait à Christine Pizza. Alors, quand les gens appellent, ils veulent savoir si [la pizza] goûte comme avant! Je peux affirmer à 99 % que c’est pareil. De plus, les plateformes de commande en ligne et mon site Web m’apportent des ventes, alors la réponse est bonne et le chiffre d’affaires est en hausse constante», affirme M. Durepos.
Récemment, le restaurateur a décidé d’offrir une dizaine de places pour manger chez Mlle Marie.
«J’avais une demande pour manger sur place, alors j’ai décidé de la faire. J’ai quand même investi environ 28 000 $ pour mon coin repas. J’aime bien les années 1980, alors la décoration en est inspirée. Ça nous donne une identité propre et une ambiance qui nous rendent nostalgiques avec les vieilles affiches de films, la console Pac-Man, le jeu Simon, le cube Rubik, la tablette rouge Etch A Sketch et les pochettes de vinyle de Michael Jackson et Whitney Houston. Disons que je viens m’amuser quand je travaille dans la cuisine. Ma charge mentale est moindre!», a décrit Éric Durepos.
L’ouverture crée, au plus fort, une dizaine d’emplois.


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