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«Miss Univers m’a laissé un goût amer alors j’y vais pour gagner» : Indira Ampiot s’envole pour Miss Monde

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ENTRETIEN - Après une participation à Miss Univers en 2024, la reine de beauté de 20 ans part au Vietnam à la conquête d’une nouvelle couronne internationale.

Indira Ampiot  a le goût du défi et des concours internationaux. Après avoir remporté le titre de Miss France 2023 et participé à Miss Univers 2024, la jeune femme de 20 ans est attendue le 9 août au Vietnam pour participer à Miss Monde . Comme elle l’annonce sur Instagram, elle part, accompagnée par ses équipes, ce vendredi 7 août (voir l’image ci-dessous). Sur place, elle passera près d’un mois en compagnie des autres candidates pour se préparer avant l’élection qui se tiendra le 5 septembre prochain et sera diffusée en direct sur Paris Première dans l’après-midi. Au moment de s’envoler pour ce nouveau challenge, elle se confie sur ses ambitions et son ressenti.

TV MAGAZINE. - Pourquoi avoir décidé de participer à Miss Monde ? 
Indira AMPIOT. - Après avoir participé à Miss Univers, je n’avais plus trop envie de faire les concours internationaux. J’étais restée un peu sur un goût amer mais Miss Monde restait dans un coin de ma tête. Et quand la société Miss France m’a proposé d’y participer cette année, je m’y attendais pas du tout. J’étais à la soirée de présentation du concert de Céline Dion et, autour de quatre petits fours, ils m’ont fait la demande. J’ai tout de suite accepté, j’étais très contente qu’ils m’aient choisie. Je me dis que rien n’arrive par hasard. S’ils m’ont proposé maintenant, c’est qu’il fallait que je le fasse. J’ai hâte !

À lire aussi «Déterminée à porter haut les couleurs de notre pays» : Indira Ampiot représentera la France à Miss Monde

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Vous disiez que vous gardiez un goût amer de Miss Univers, pourquoi ? 
À Miss France, on est bien entourés, on se sent bien, il y a de l’équité, de la bienveillance. Et je n’ai pas retrouvé cela à Miss Univers. C’était plus dans un système de trop de m’as-tu-vu, de business. Et cela s’est vérifié avec toutes les polémiques qu’il y a eues par la suite. Quand j’y étais, il y avait déjà beaucoup de soucis d’organisation. Au bout de trois jours, je savais que je n’allais pas gagner parce que je sentais qu’il y avait quelque chose qui était déjà préparé. Il y avait trop de choses bizarres, trop de préférences. C’est dommage. Après, j’ai quand même vécu une incroyable expérience et je me suis fait plein de copines.

Que représente Miss Monde pour vous ? 
Miss Monde a davantage le côté bienveillant et familial par rapport aux autres concours. Je pense que c’est un peu plus cadré aussi. C’est assez prenant parce qu’il y a beaucoup de choses à faire, de nombreux challenges à relever. L’aventure est longue, elle dure un mois.

Que faites-vous pendant ce mois de préparation ?
On participe à plusieurs challenges : le challenge sportif, le challenge talent, le head to head qui est une prise de parole sur à la cause que l’on défend chacune défend. On va aussi faire des sorties, des visites, des rencontres avec les partenaires. Il y aura aussi des interviews et des photos, des défilés, sans compter la préparation du spectacle de l’élection. C’est un peu comme à Miss France.

« On n’est pas des poupées »

Indira Ampiot

Lors de l’élection Miss Monde, il n’y a pas de défilé en maillot de bain. Que pensez-vous de cette spécificité ?
C’est bien car cela montre que le concours n’est pas seulement axé sur la beauté plastique mais sur plein d’autres choses. On n’est pas des poupées et notre but n’est pas seulement d’être vues, on a envie d’être entendues. Donc c’est intéressant que le concours mette davantage en avant les prises de parole, les discours, les engagements. Les candidates ne sont pas là juste parce qu’elles sont jolies ou qu’elles ont un beau corps mais parce qu’elles sont engagées et ont des choses à dire.

Quelle cause avez-vous choisi de défendre ?
Comme à Miss France et à Miss Univers, c’est la lutte contre le cancer. Depuis mes 7 ou 8 ans, j’ai grandi avec ma grand-mère qui a eu un cancer. Donc, je ne peux que prôner cette cause. Ma grand-mère était notre pilier et toute la famille a vécu à travers la maladie. Elle partait de la Guadeloupe vers Paris pour faire des soins une à deux fois par an. Mes proches se relayaient pour l’accompagner. Une fois, on était partis tous ensemble avec mes oncles et ma mère. Je ne veux pas parler seulement du cancer mais tout ce qu’il y autour : la famille, le personnel soignant, les associations…

À lire aussi «Le meilleur reste à venir» : Indira Ampiot (Miss France 2023) réagit à sa prestation au concours Miss Univers

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Il y aura des représentantes de la Guadeloupe, de la Martinique et, pour la première fois, de la Guyane avec Audrey Ho Wen Tsai, première dauphine d’Ève Gilles à Miss France. Comment le vivez-vous ?
Je trouve dommage que les concours internationaux ne considèrent pas les départements et régions d’outre mer comme des régions françaises. J’ai passé la majeure partie de ma vie en Guadeloupe. Je parle créole, ma famille habite là-bas, toute ma culture est guadeloupéenne. Mais je parle français et j’ai la nationalité française. Après, c’est super que les filles puissent participer à un concours international. Je m’entends très bien avec Audrey, c’est ma copine. Je sais qu’elle voulait participer et là c’est encore mieux pour elle parce qu’elle représente son territoire, une première. Elle marquera l’histoire, je suis très contente pour elle.

Comment s’est déroulée votre préparation ? 
À la différence de Miss Univers, c’est un concours qui est plus naturel, plus engagé. C’est davantage la prise de parole sur la cause que l’on défend qu’il faut travailler. En amont, j’ai dû envoyer des vidéos dans lesquelles je me présente et dans laquelle je parle de mes engagements. J‘ai également dû faire des shootings spécifiques, en tenue de sport par exemple. Concernant les tenues, à Miss Univers, il faut des robes avec de la transparence, des strass et des paillettes. Miss Monde, c’est un peu plus sobre, plus dame. C’est du moderne classique et cela me correspond bien.

Comment vous êtes-vous préparée à votre discours et aux questions d’actualité ? 
Ça fait pratiquement quatre ans que j’ai la chance de pouvoir répondre à des questions, de prendre la parole devant des audiences, donc les discours, je sais faire. Après, le challenge supplémentaire c’est qu’il faut s’exprimer en anglais. C’est mieux de montrer qu’on est à l’aise dans la langue. J’ai travaillé mon anglais avec des personnes qui parlent naturellement la langue, ça me permet d’être plus à l’aise à l’oral

« Je suis une force calme, je ne stresse pas beaucoup »

Indira Ampiot

Et le sport ? 
J’ai pratiqué chaque semaine avec un coach. C’est important d’avoir une activité sportive parce que ça nous permet de nous dépenser, puisque c’est un concours qui peut être assez stressant. Moi, je suis une force calme, je ne stresse pas beaucoup. Cela choque mes parents d’ailleurs. Je me dis que si quelque chose doit arriver, ça arrivera. Ça ne sert à rien de se mettre une pression supplémentaire. Je sais ce que je dois faire et ce que j’ai à montrer et j’y vais à fond. Il y a quand même le stress qui me permet de me dépenser.

Avez-vous travaillé votre catwalk ? 
Oui, parce qu’il est différent de celui de Miss Univers qui est dans le show, très énergique. À Miss Monde, on a le Top Model Challenge. C’est un peu plus un catwalk mannequin.

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Y a-t-il des challenges que vous visez particulièrement ? 
Le Top Model justement parce que j’adore défiler. J’apprécie aussi le challenge sportif parce que j’aime bien aller à fond et cela va me permettre de repousser mes limites.

Votre famille sera-t-elle présente au Vietnam pour vous encourager ?
Mes parents sont les premiers que j’ai appelés quand j’ai appris la nouvelle. Ils étaient trop contents et ont aussitôt pris leurs billets. Il y aura aussi mon frère qui viendra avec sa copine. Pour lui, ce sera plus simple parce qu’il habite Bali. Certaines personnes de la société Miss France seront là également. J’ai envie d’être entourée pendant l’élection, c’est important. L’année dernière, pour Miss Univers, ma mère était venue avec ma marraine. En tout, il y avait quatre personnes de mon entourage et j’ai reconnu la voix de ma mère dans le public malgré les clameurs.

À lire aussi Miss Monde 2025 : pourquoi la Guadeloupe et la Martinique concourent en plus de la France ?

Vous avez annoncé votre participation à Miss Monde avec la complicité d’autres reines de beauté, notamment Clémence Botino et Ophély Mézino. Quels conseils vous donnent-elles ?
Ophélie m’a conseillé de me poser avant le départ car l’aventure est longue et que l’on fait plein de choses sur place. C’est important de partir calmement, sereinement, de s’amuser, tout simplement. C’est toujours ce que je fais. Profiter de chaque moment et y aller à fond.

Y a-t-il des choses à savoir précisément sur Miss Monde ? 
C’est important de se focaliser à fond sur les challenges. Après, c’est aussi un concours d’image, donc il faut être à l’heure, à l’écoute, attentionnée, gentille, bienveillante. Ce qui est normal finalement.

Qu’est-ce qui changera dans votre vie si vous remportez Miss Monde ? 
Normalement la gagnante vit à Londres. Je connais déjà la ville car j’y ai vécu six mois et j’y retourne assez souvent.

Quel est votre objectif ?
Je n’y vais pas pour faire de la figuration mais pour gagner. Je vais tout donner.

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