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La « mini-réforme » du régime forestier annoncée par Québec mardi est un « pas dans la bonne direction », selon le président de la dernière entreprise forestière en activité sur la Côte-Nord. Les nouvelles mesures visent notamment à renforcer la compétitivité d’un secteur forestier québécois en proie à une crise.
Il y a un constat que les entreprises forestières québécoises au Québec ont un manque à gagner au niveau de la compétitivité si on se compare à l’Ontario, avance le président du Groupe Boisaco, Steeve St-Gelais.
C’est clair que la redevance est un élément qui entre en ligne de compte, ajoute-t-il.
En effet, le ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Jean-François Simard, a annoncé mardi l'abolition d’une redevance annuelle que l’industrie devait payer pour accéder aux forêts publiques.

Le ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Jean-François Simard, souhaite une « décentralisation » de la gestion forestière. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
Cette mesure, qui permettra à l’industrie d’économiser 20 M$ par an, va améliorer la compétitivité de l’ensemble des entreprises, estime Steeve St-Gelais.
La tarification du bois de forêts publiques est également revue. Dorénavant, il sera fixé selon un mécanisme plus flexible qui sera ajusté mensuellement en tenant compte de la rentabilité des entreprises et des conditions du marché.
Dans une période où ça va mieux, c’est normal qu’on ait des redevances qui suivent en conséquence. Mais quand on est dans des périodes difficiles, c’est important que le système réagisse, selon Steeve St-Gelais.

Pour Steeve St-Gelais, les nouvelles mesures « ne règlent pas tout », mais sont les bienvenues. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin
C’est une mesure qui peut aider pour l'ensemble des entreprises incluant la nôtre.
Le gouvernement entend aussi mettre fin au système d’enchères, critiqué pour ses effets pervers depuis plusieurs mois par l’industrie et autoriser des projets pilotes pour permettre à l’industrie d’expérimenter de nouvelles approches.
Vers un futur régime forestier
Pour Steeve St-Gelais, ces projets pilotes permettent à l’industrie de tester de nouvelles méthodes qui pourraient figurer dans une éventuelle réforme du régime forestier.
En septembre dernier, le projet de loi 97 sur la réforme du régime forestier, qui avait suscité une vive opposition, a été abandonné par le gouvernement québécois.

Le projet de loi 97 était critiqué par les communautés autochtones, des organismes environnementaux et des syndicats du secteur forestier. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Simon Filiatrault
Ça va être important qu’on puisse trouver des manières originales de faire les choses et qui vont se rapprocher de la réalité de chacune des régions du Québec, espère Steeve St-Gelais.
Questionné au sujet d’une prochaine réforme du régime forestier, le ministre Jean-François Simard a plutôt indiqué que sa priorité était de mettre en place des mesures urgentes pour soutenir l'industrie.
Depuis plusieurs mois, l’industrie forestière de la Côte-Nord est victime de conditions économiques défavorables, incluant les tarifs douaniers américains de 45 % sur le bois d'œuvre canadien.
Cette situation a d’ailleurs entraîné la fermeture successive de l’usine d’Arbec, à Port-Cartier, ainsi que de la scierie Outardes de l’entreprise Domtar à Baie-Comeau. Plusieurs centaines de travailleurs se sont retrouvés sans emploi.
D'après les informations d'Étienne Parent


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