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Après le drame de Tomblaine (Meurthe-et-Moselle), qui a fait 11 morts dimanche lors du décollage d'un avion de parachutisme, le patron de la Fédération avait immédiatement évoqué une « erreur de pilotage », sans attendre les résultats de l'enquête.
La rédaction - Hier à 13:55 | mis à jour hier à 15:11 - Temps de lecture :
Des propos « qui n’avaient pas leur place » : le président de la fédération française de parachutisme, Yves-Marie Guillaud, a été suspendu pour au moins deux mois, rapporte L'Est Républicain, après ses déclarations faites au lendemain du drame de Tomblaine, près de Nancy (Meurthe-et-Moselle), qui a fait 11 morts dimanche lors du décollage d'un avion de parachutisme. Lundi, lors d'une conférence de presse et sans attendre les résultats de l'enquête, il avait évoqué une possible « erreur de pilotage », liée à la question de la « gestion de la fatigue du pilote ». Il s'interrogeait aussi sur le remplissage de l’appareil.
Le conseil d’administration de la fédération a dénoncé ce vendredi des propos « tenus sous le coup de l‘émotion, qui n’avaient pas leur place dans un moment où le recueillement se veut prioritaire ». Il a « acté la mise en retrait du président pour une période de deux mois. Une nouvelle réunion du conseil d’administration sera organisée début septembre pour décider des suites à donner ».
Une enquête ouverte pour homicides involontaires
Les victimes du crash sont cinq moniteurs de parachutisme, cinq élèves avec lesquels ils devaient sauter en tandem, et le pilote. La chute de l'avion, qui a eu lieu très rapidement après le décollage, reste inexpliquée. Une enquête judiciaire a été ouverte pour homicides involontaires visant à déterminer d'éventuelles responsabilités. Christian de Rocquigny, le procureur adjoint chargé du pôle accidents collectifs du parquet de Paris, a prévenu mardi que les investigations prendraient beaucoup de temps. Parallèlement, « une enquête de sécurité » a démarré, confiée au Bureau enquêtes accidents (BEA) de l'aviation civile. Elle doit déterminer la cause du crash, afin d'améliorer les procédures, et pour faire en sorte qu'il n'y ait pas d'autres dommages.
>> Lire l'article de L'Est Républicain.


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