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Par Julien Da Sois
Le 17 avril 2026 à 17h45

informations partagées et les accès accordés». metamorworks - stock.adobe.com
«Ces applications et solutions peuvent constituer des vulnérabilités, qui sont régulièrement sous-estimées par leurs utilisateurs», avertit le service de renseignement intérieur dans son dernier «Flash ingérence».
Passer la publicité Passer la publicitéMessageries instantanées, logiciels de visioconférence, outils d’IA... La DGSI appelle les salariés français à la prudence lorsqu’ils utilisent des applications et logiciels étrangers dans le cadre de leur travail. Dans son dernier «Flash ingérence», publié ce vendredi, la Direction générale de la sécurité intérieure souligne que «ces applications et solutions peuvent constituer des vulnérabilités, qui sont régulièrement sous-estimées par leurs utilisateurs». Le service de renseignement intérieur français cite le «risque cyber», mais aussi des «risques juridiques, de sécurité, de confidentialité, de dépendance ou encore d’interruption de service».
La DGSI présente dans sa note quelques cas concrets anonymisés, «qui doivent inciter l’ensemble des utilisateurs à la prudence dans les
informations partagées et les accès accordés». Elle évoque par exemple le cas d’un sous-traitant d’un grand groupe français dans un secteur stratégique, retenu dans un appel d’offres pour la gestion d’un projet international, qui utilisait une solution étrangère pour toutes ses communications. «L’utilisation indifférenciée de cette solution constitue un risque important pour le sous-traitant, mais aussi pour le grand groupe français avec lequel il travaille, en exposant des procédés industriels», souligne la DGSI.
Privilégier les solutions françaises
Deux autres cas sont développés, l’un concernant une entreprise française qui souhaitait exporter ses produits vers un pays étranger, contrainte d’installer sur son réseau informatique interne un logiciel «ayant vocation à faciliter ses démarches administratives en lien avec le pays étranger». «L’analyse approfondie du logiciel par l’entreprise française a permis de constater qu’une seconde application avait été installée de manière dissimulée sur le réseau interne», explique la DGSI. Elle «maintenait un processus de veille permanent sur les activités du réseau interne», précise-t-elle.
Le dernier cas raconté est celui de salariés d’une entreprise française qui se rendaient régulièrement dans un pays étranger pour y rencontrer des partenaires, clients et prestataires. «À leur arrivée sur place, les salariés français ont été contraints d’installer une application étrangère sur leurs téléphones professionnels», relate la DGSI. Sauf que «cette application était particulièrement intrusive et requérait, pour fonctionner, l’accès à l’ensemble des informations contenues dans leurs téléphones».
Face à cela, le service de renseignement préconise notamment d’«évaluer la réputation et la fiabilité du fournisseur de l’application étrangère avant de l’utiliser», mais aussi de «former les utilisateurs aux risques et précautions à prendre lors de l’utilisation d’applications étrangères». Et dans l’idéal, de recourir à une solution française lorsque des alternatives nationales équivalentes existent ou, du moins, de privilégier les solutions dont les données sont hébergées en France.


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