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C’est bien connu, le pauvre loin de chez nous a plus de valeur que le pauvre de chez nous, exotisme oblige. L’Ukrainien reçoit en priorité l’argent dû aux Français.
Malheureusement, l’argent pour l’Ukraine finit dans des poches voraces, et pas forcément dans l’assiette de l’Ukrainien pauvre. Lui, il finit par se faire rafler pour aller au front, c’est-à-dire à la mort, malgré les communiqués de victoire d’un Tytelman, notre Goering de sous-préfecture, pendant que les oligarques s’achètent des propriétés sur la Côte.
En réalité, tout le fric destiné aux Restos du cœur français part aux Restos du cœur ukrainiens, dans un pays où la corruption règne en maître. C’est pourquoi l’Union européenne le cajole, le défend, se le garde : tous les trafics y sont possibles, tous les bakchichs, toutes les rétrocommissions. C’est la blanchisseuse numéro un, loin devant Dubaï ou le Luxembourg. Et c’est la foire aux pédos.
En France, la situation des Restos (on ne parle pas de la restauration classique, elle aussi en souffrance) est dramatique : l’association de Coluche reçoit moins de dons en argent et en nature, et doit faire face à une armée mexicaine croissante de nécessiteux.
???? LA RESTAURATION FRANÇAISE AGONISE ????
Bord de mer, terrasse quasi vide. Soleil, vacances… et porte-monnaie fermé à double tour.
Les gens partagent une pizza à quatre. Ils sautent l’entrée. Ils se limitent au plat unique. Une famille préfère le marché aux 80-100 balles du… pic.twitter.com/04gtSKFe8J
— GDams (@Gdams70) July 25, 2026
Alors, tout est compté, et ceux qui tenaient encore il y a sept ans, avant le covidisme, grâce aux sacs de bouffe hebdomadaires, se serrent aujourd’hui la ceinture et partagent avec de plus pauvres qu’eux. Le Français pauvre peut crever, car l’Ukrainien pauvre permet toutes les saloperies.
Depuis le début du conflit russo-ukrainien de 2022, 100 000 Ukrainiens sont arrivés officiellement chez nous. Auxquels il faut ajouter les 250 000 ou 300 000 (sans les clandestins) venus d’Afrique chaque année, qu’il faut bien loger. Cela n’a pas amélioré les conditions de logement des Français pauvres, qui doivent parfois, à 30 ans, avec enfants, retourner chez leurs parents, les fameux boomers qui ont une retraite ou des revenus décents.
Le retour chez papa-maman, c’est l’image absolue du déclassement, avec le rendez-vous aux Restos comme chez le docteur chaque semaine. D’ailleurs, c’est devenu tellement massif, tellement naturel, que les demandeurs ne se cachent plus : on a passé le stade de la honte, il y a même de la convivialité, de la joie, une communauté des Restos. Là-dessus, le RSA permet à des millions de Français de tenir à l’extrême limite sur une corde entre pauvreté et misère. Après, il y a le précipice, la rue, mais pas la révolte.
En général, ce sont les mères qui décident des révolutions. Tout, dans le reportage suivant, qui date des années covid, est désespérant : 1 300 000 personnes sont nourries grâce à la solidarité nationale directe, hors circuit politique officiel. Les clients des Restos sont à la merci de ce qu’ils appellent un « aléa », pas deux, un : un aléa, c’est une pièce de bagnole à changer, une perte de revenus, une maladie, un problème dentaire.
Ceux qui peuvent encore acheter de la bouffe normalement fonctionnent à la survivaliste : produits dits à date courte, système des coupons, inscription à des tests de grandes marques pour obtenir de menus avantages... Et ces produits que les pauvres achètent à bas prix, à la limite du périmé, ce sont ceux que les Restos ne reçoivent plus, parce que les supermarchés font moins de chiffre d’affaire : ils les mettent dans les bacs promotionnels en vrac, les plus fouillés. Le cercle vicieux est sans fin, la santé générale se dégrade et surtout, le moral des Français est dans les chaussettes.
On a une pensée pour ces trois étudiantes en droit, qui ont fait leur licence pendant le covid, et qui vont arriver aujourd’hui sur un marché du travail devenu hypercompétitif (traduction : violent), et qui seront probablement éliminées par l’IA. En pays capitaliste, il y a toujours un détrousseur au bout de la rue qui vous attend avec une massue ; car lui aussi veut survivre.
À côté de ça, les crimes au couteau qui font tant de gros titres, c’est de la petite bière, même si c’est spectaculaire. La destruction du petit peuple de France se fait à bas bruit, avec des gens qui ne râlent même plus : ils s’adaptent silencieusement. Et ici, s’adapter c’est accepter de disparaître.
La question finale : cette frange de la population, qui a passé le stade de la colère pour passer à celui de l’abattement, peut-elle encore peser politiquement ? Provoquer un changement, un séisme politique ? Peut-être, si on lui offre un sandwich pour aller voter extrême, sur le modèle du don du sang.
Sinon elle vendra son sang, ou un rein, comme en Inde. Le Big Pharma et Israël n’attendent que ça. Dernière solution, mais au bout du rouleau : hypothéquer ses organes. Car tout pauvre est riche de 500 000 euros d’organes, et il ne le sait pas.


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