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Une campagne de peur, des millions de vaccins, un traité signé, puis la maladie disparaît comme par enchantement.
Venue défendre à Besançon l’abattage d’un troupeau de 83 vaches dans le Doubs, Annie Genevard, mettait en garde : la dermatose nodulaire contagieuse pourrait tuer un dixième des bovins en France, si le strict protocole sanitaire en vigueur n’était pas respecté. Elle fondait son inquiétante annonce sur les chiffres de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, dédaignant la pourtant très officielle Organisation mondiale de la santé animale qui n’estime la mortalité qu’à 1,5 à 5 %.
Abattage pour le bien des éleveurs
En 2020, l’épidémie de coronavirus s’était placée parmi les catastrophes sanitaires les plus meurtrières depuis 50 ans… selon Le Point. Avec la pandémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), nous voilà quand même rassurés cette fois. Elle n’est pas transmissible à l’Homme, ni par contact avec des bovins infectés, ni par la consommation de produits issus de bovins contaminés, ni par piqûres d’insectes vecteurs. L’abattage des troupeaux n’a donc été fait que pour aider les agriculteurs à préserver leur cheptel. C’est un peu paradoxal, mais c’est ainsi que l’éradication des troupeaux a été présentée : pour les préserver.
Revoilà Big Pharma
Au 20 janvier 2026, 681 220 bovins, soit 94,3 % du cheptel du Sud-Ouest, ont été vaccinés. Les deux vaccins ont été fournis par le laboratoire OBP d’Afrique du Sud (dès le début de la campagne de vaccination, son action est montée de + 52,38 %) et par le laboratoire américain Merck (+ 25,9 % au début de la campagne de vaccination, actionnaires principaux : Vanguard et BlackRock).
Tout est bien qui finit bien
Le 17 janvier 2026 : le traité de libre-échange entre les grands pays d’Amérique du Sud (Mercosur) et les Vingt-Sept a été signé. Des bovins bourrés d’antibiotiques utilisés comme activateurs de croissance, des abattoirs qui seraient illégaux en France, des salariés surexploités, rendent l’importation de viande bovine du Mercosur
très compétitive. Les coûts de production de viande bovine sont de 40 % à 60 % inférieurs à ceux des élevages européeens.
Si on avait su qu’un simple traité de libre échange pouvait venir à bout d’une pandémie, la vie de nombreux bovins aurait pu être prolongée. Quant à celle des agriculteurs, il semble qu’à cette date leur cas ait été réglé. En tout cas nous voilà débarrassés d’une énième campagne de peur.


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