NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
En ouvrant la voie à une médecine personnalisée, les organoïdes sont peut-être la prochaine grande révolution thérapeutique. À l’Institut Curie, une équipe utilise des avatars de tumeurs afin d’essayer de déterminer la chimiothérapie la plus efficace pour soigner des cancers du sein.
Jean-Michel Lahire - Aujourd'hui à 07:15 | mis à jour aujourd'hui à 08:21 - Temps de lecture :
Quelle chimiothérapie est la mieux adaptée pour traiter un cancer ? Cette question, tous les oncologues sont amenés à se la poser. La réponse dépend généralement d’une équation complexe, où entrent en ligne de compte l’état général du patient, les caractéristiques de la tumeur ou le stade de la maladie. Mais une inconnue de taille reste toujours tapie dans l’ombre : la tumeur va-t-elle répondre au traitement ? C’est cette incertitude que tente de lever l’Institut Curie, en testant l’efficacité de plusieurs chimiothérapies sur des organoïdes tumoraux. Lancé en 2024 au sein de l’Institut des cancers féminins, l’essai Avatar prévoit d’inclure 110 patientes atteintes d’un cancer du sein au stade métastatique.
Concrètement, des cellules cancéreuses sont prélevées par biopsie, puis cultivées en laboratoire pour obtenir plusieurs avatars en 3D de la tumeur. « L’avantage des organoïdes, c’est le nombre de traitements qu’on peut tester, parce qu’on a plus de cellules », illustre le Dr Luc Cabel, oncologue médical à l’Institut Curie, qui dirige l’essai. Entre cinq et dix médicaments sont testés pour chaque tumeur, en collaboration avec la plateforme Orgapred de l’Université de Caen Normandie. Des tumorogrammes permettent ensuite de mesurer le taux de mortalité des cellules cancéreuses, et donc l’efficacité potentielle de chaque traitement.
Des tests menés en parallèle du traitement initial
Ce n’est pas forcément la molécule la plus efficace in vitro que recevront les patientes. D’abord parce qu’il n’est pas question d’attendre plusieurs semaines, le temps nécessaire à la croissance des organoïdes, avant de commencer un traitement. La culture des organoïdes échoue aussi parfois. Ensuite parce que si le traitement prescrit en première intention semble fonctionner, il n’y a aucune raison de l’interrompre. Ce n’est qu’en cas d’échec thérapeutique que se posera la question d’opter pour une autre molécule.
« In fine, c’est l’oncologue avec la patiente qui décide du traitement. Nous pouvons juste recommander un traitement qui pourrait s’avérer efficace, mais qui n’est peut-être pas envisageable parce que la patiente a une contre-indication, par exemple, ou pour d’autres raisons », tempère le praticien, qui préfère rester prudent : « Il n’y a pas encore d’études qui ont démontré que guider le traitement avec des organoïdes, c’était mieux. En revanche, plusieurs études ont montré que le modèle organoïde était assez proche du patient. Quand les traitements ont été testés sur les organoïdes issus d’une biopsie, il y avait souvent une bonne concordance avec la réponse observée chez le patient ».
Un changement de paradigme dans le traitement des cancers ?
L’oncologue estime toutefois que ce type d’approche pourrait à terme favoriser le développement d’une « médecine de précision », voire déboucher sur de nouveaux traitements. « Actuellement, on réfléchit un peu en silos : cancer du poumon, cancer du sang, cancer du sein… Chaque traitement qui arrive sur le marché est uniquement évalué dans son silo. Mais si demain je démontre que pour mon type de cancer, un médicament approuvé pour une autre indication a l’air efficace, pourquoi je ne pourrais pas le proposer à un patient en échec thérapeutique ? »
Les résultats de l’essai ne sont pas attendus avant 2027 ou 2028. Avec plusieurs autres études ou projets innovants menés par l’Institut Curie, il fait l’objet lundi d’une présentation au congrès de l’Asco ( American society of clinical oncology ), grand-messe annuelle de l’oncologie qui réunit plusieurs milliers de spécialistes du cancer à Chicago.


1 week_ago
48



























.jpg)






French (CA)