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TRIBUNE - La majorité des mineurs déférés par le parquet, dans le cadre des émeutes lycéennes qui ont secoué la France cette semaine, sont inconnus de la justice pénale. Or l’absence d’un antécédent pénal vaut souvent une quasi-absolution, déplorent le pédopsychiatre et le magistrat.
*Maurice Berger est pédopsychiatre et auteur, notamment, de « Mineurs violents, État inconsistant. Pour une révolution pénale » (2025, L’Artilleur). Alexandre Stobinsky est magistrat au tribunal judiciaire de Versailles.
Un air de déjà-vu. Comme en 2023 lors des émeutes, le profil des mineurs déférés dans les parquets de France ces derniers jours se dessine. La plupart d’entre eux, selon les éléments communiqués par les procureurs de la République, sont inconnus de la justice pénale des mineurs – 90 % selon le procureur de la République de Nanterre. Les défèrements des lycéens au tribunal après leur garde à vue sont nombreux mais la capacité légale d’action des parquets est réduite à son strict minimum en raison de cette absence d’antécédents pénaux : présentation au juge des enfants avec éventuelles réquisitions de contrôle judiciaire jusqu’à l’audience de culpabilité dans les trois mois, avant une audience de sanction six à neuf mois plus tard. Il apparaît par ailleurs d’ores…


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