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CHRONIQUE - Avant de devenir une diva adulée dans le monde entier, Céline Dion a grandi dans une famille québécoise traditionnelle. Pour un petit peuple oublié en Amérique, qui aurait bien pu se faire engloutir par l’histoire, son destin a quelque chose d’émouvant.
Passer la publicitéIl est toujours étrange pour un Québécois de parler de Céline Dion à l’étranger, surtout s’il commence à accumuler les années. Car d’une manière ou d’une autre, il a connu la chanteuse des premiers jours, avant sa conquête du monde, ou du moins, alors qu’elle la commençait. S’il fouille dans sa mémoire, lui viendront probablement les premières chansons connues. Par exemple, Une colombe chantée devant le pape, en 1984. Il se rappellera peut-être aussi son tournant américain, sous le signe d’une ambition affichée, avec Des mots qui sonnent, en 1991, où elle se souhaitait une carrière à la Sting ou à la Michael Jackson. Le moins qu’on puisse dire est qu’elle y est parvenue. Les Québécois, autrement dit, ont connu Céline et la famille Dion avant qu’elle ne devienne Céline Dion, probablement la plus grande star de notre temps.
Toujours accompagnée de sa famille, une véritable tribu, la petite fille de Charlemagne, la ville dont elle provient, et soutenue par son agent, devenu l’homme de sa vie,


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