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La victime, âgée d’une quarantaine d’années, avait été tuée par balle dans son propre appartement du centre-ville en juillet 2025. Un commando armé avait ouvert le feu sur sa porte d’entrée, mais il s’était trompé de cible.
Passer la publicité Passer la publicitéC’est une affaire qui avait profondément choqué à Marseille, où les règlements de comptes n’épargnent désormais plus les victimes totalement étrangères aux faits délictuels et criminels. L’an dernier, une femme âgée d’une quarantaine d’années avait été la cible de ce phénomène, puisqu’elle avait été abattue dans son propre appartement du centre-ville, par erreur.
Les faits s’étaient produits le 8 juillet 2025, dans le très calme 5e arrondissement de Marseille, à quelques encablures de l’hôpital de la Timone. Aux alentours d’une heure du matin, un commando armé avait fait irruption dans l’immeuble de la victime, toquant à sa porte avant d’ouvrir le feu et de l’insulter. Des témoins avaient alors rapidement prévenu les secours et les tireurs avaient pris la fuite.
Sollicités, les marins-pompiers de Marseille avaient retrouvé la victime grièvement blessée d’au moins une balle de calibre 11,43 au niveau du thorax. Cette dernière n’avait pas pu être sauvée malgré l’intervention des militaires, qui n’ont pu que constater son décès sur place. Une enquête avait été ouverte par le parquet de Marseille des chefs d’assassinat en bande organisée et d’association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime en bande organisée.
Des suspects âgés d’une vingtaine d’années
Les investigations, confiées à la brigade criminelle de la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS), ont mis en évidence le fait que cette femme avait été victime d’une « erreur de cible ». Une information judiciaire avait été ensuite été ouverte au mois de septembre 2025. Le 2 juin dernier, 11 suspects ont finalement été interpellés par la police judiciaire après près d’un an d’enquête, annonce le procureur de la République, Nicolas Bessone, dans un communiqué.
Pas moins de 66 enquêteurs de la brigade criminelle du service interdépartemental de police judiciaire des Bouches-du-Rhône (SIPJ 13) et de l’Unité d’Investigation Nationale de la direction nationale de la police judiciaire (DNPJ) ainsi que 27 policiers du Raid ont fondu sur ces suspects. Au terme de leur garde à vue, quatre d’entre eux ont finalement été déférés devant un magistrat et mis en examen trois jours plus tard. Deux ont été envoyés en détention provisoire dans la foulée. Tous contestent les faits et sont âgés d’une vingtaine d’années.
En septembre 2023, une étudiante de 24 ans, Socayna, avait été tuée d’une balle perdue alors qu’elle révisait dans sa chambre de la cité Saint-Thys. Un tireur monté sur un scooter avait ouvert le feu à la Kalachnikov dans la cité, et une balle avait terminé sa course dans la tête de la jeune femme après avoir traversé le soubassement en contreplaqué de sa fenêtre. Ce meurtre particulièrement sordide avait provoqué l’émoi dans la cité phocéenne, où les victimes collatérales du narcotrafic ne constituent plus des exceptions.


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