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INFO LE FIGARO - Ce narco-livreur circulait dans le centre lorsqu’il a été appréhendé par des policiers de la brigade spécialisée de terrain. L’analyse de son téléphone a conduit les agents tout droit vers un appartement de location qui renfermait de la drogue et du matériel de conditionnement.
Passer la publicité Passer la publicitéLa consommation de cocaïne continue d’exploser à Marseille et dans son centre-ville, un secteur particulièrement miné par le deal et l’insécurité. Il n’est donc plus rare pour les forces de l’ordre de tomber sur des livreurs de produits stupéfiants qui circulent en toute décontraction avec de la poudre blanche plein les poches.
L’un d’entre eux a été intercepté le 25 février dernier par des policiers de la brigade spécialisée de terrain (BST). Le jeune homme circulait au guidon d’une trottinette dans le 1er arrondissement lorsqu’il a été appréhendé par les policiers.
Contrôlé en possession de cocaïne, il a été immédiatement interpellé et placé en garde à vue. Les agents ont ensuite procédé à la perquisition de son appartement et découvert 77 bonbonnes de poudre blanche ainsi que près de 500 euros d’argent liquide selon une source proche du dossier.
Deux autres livreurs interpellés en «flag»
Saisie d’une enquête pour «trafic de stupéfiants», la Division centre de Marseille a procédé à l’analyse du téléphone du mis en cause. L’appareil a conduit les enquêteurs tout droit vers un second appartement que le jeune homme louait sur Airbnb et utilisait en guise de nourrice. Les lieux renfermaient deux autres dealers qui s’apprêtaient à livrer des produits stupéfiants. À l’intérieur, les policiers ont mis la main sur près d’un kilo de cocaïne et du matériel de conditionnement ainsi que des balances.
Les trois suspects, tous âgés d’une vingtaine d’années, ont été déférés à l’issue de leur garde à vue. Ils appartenaient vraisemblablement à un réseau de «narco-livreurs», des petites mains du trafic de stupéfiants qui se substituent aux traditionnels «charbonneurs» rayés de la carte par le «pilonnage» des points de deal marseillais. Très mobiles, ces livreurs s’appuient généralement sur des logements loués via des plateformes en ligne pour agir à l’abri des regards.
«Les réseaux de trafic de stupéfiants exploitent ces hébergements éphémères pour quelques jours ou semaines. Ils peuvent servir de lieux discrets pour la transformation, le conditionnement ou même la culture de stupéfiants. L’absence de contact régulier avec le propriétaire ou les voisins minimise le risque d’alerte. Les réseaux utilisent également ces lieux comme des “bureaux” temporaires pour stocker de l’argent, gérer la logistique ou coordonner les opérations, se déplaçant rapidement pour éviter d’être repérés», confirme une récente note du Service d’information de renseignement et d’analyse stratégique de la criminalité organisée (Sirasco) consultée par Le Figaro.


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