Maxime Boudet, qui figure sur la liste de Martine Vassal (DVD) à Marseille, est ressorti libre de garde à vue mercredi. Il nie les faits qui lui sont reprochés et sera jugé en septembre.

La rédaction - Aujourd'hui à 14:20 | mis à jour aujourd'hui à 15:00 - Temps de lecture :

Les faits présumés se seraient déroulés dans un bar dansant, après un débat diffusé sur BFMTV. Photo Sipa/Alain Robert Les faits présumés se seraient déroulés dans un bar dansant, après un débat diffusé sur BFMTV. Photo Sipa/Alain Robert

Que s'est-il passé dans la nuit du 19 au 20 février, après le débat organisé sur BFMTV entre les candidats à l'élection municipale à Marseille ? Un colistier de Franck Allisio, la tête de liste du Rassemblement national (RN), accuse un colistier de Martine Vassal (droite et centre) de l'avoir agressé sexuellement dans un bar dansant, à l'issue du débat, révèle La Provence.

D'après les informations du quotidien, Maxime Boudet, 33 ans et en 24e position sur la liste de Martine Vassal, s'est rendu dans un établissement de nuit de Marseille après le débat télévisé, où il aurait discuté avec un militant RN, candidat sur la liste de Franck Allisio. Selon la plainte déposée quelques jours plus tard par la victime présumée et consultée par Le Figaro, Maxime Boudet – par ailleurs responsable de la communication de Renaissance dans les Bouches-du-Rhône – aurait touché les fesses et le sexe du plaignant de 19 ans, sans son consentement et sous l’emprise de l’alcool.

Des images de vidéosurveillance saisies

Il a été placé en garde à vue mercredi pour agression sexuelle en état d’ébriété et confronté au militant RN. Il est ressorti libre dans la journée, mais sera jugé en septembre devant le tribunal correctionnel de Marseille. Maxime Boudet « conteste vigoureusement les faits qui lui sont reprochés », assure au Figaro son avocat, Me Neiller. Dans La Provence, il « observe avec curiosité que le plaignant est candidat sur une liste concurrente ». 

Le quotidien régional précise que des images de vidéosurveillance ont été saisies dans le cadre de l'enquête. Elles montreraient Maxime Boudet « revenir plusieurs fois à la charge » mais « sans que le principal geste incriminé n'apparaisse clairement ».

Contacté par nos confrères, le RN refuse de commenter « un fait qui s’est déroulé en dehors du champ politique ». Quant à Martine Vassal, elle maintient pour l'heure Maxime Boudet de sa liste, invoquant ce jeudi « la présomption d'innocence » sur BFM Marseille Provence. Elle n'a pas voulu commenter « une affaire en cours ».

Articles les plus lusÉlections