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Les recrues d’un club sportif peuvent parfois prendre quelque temps avant de ressentir l’amour du maillot ou à comprendre l’importance de l’équipe aux yeux de ses supporteurs. Ce ne sera pas le cas de Marie-Yasmine Alidou, nouvelle acquisition des Roses de Montréal et originaire de Longueuil, qui a attendu toute sa vie de pouvoir revenir jouer à la maison.
La milieu offensive aura l'occasion d’enfiler le maillot des Roses pour la première fois, jeudi, contre l’AFC Toronto.
Je vais me sentir fière de revenir à la maison, de représenter ma ville. Je ne peux pas décrire le sentiment que ça va m'apporter avant de le vivre [...] C’est un rêve qui devient réalité, a-t-elle expliqué, sourire aux lèvres, après l’entraînement du club montréalais, mardi.
Son odyssée hors de sa province natale durait depuis 2017, l'année de son arrivée avec les Marseillaises. Elle a ensuite porté les couleurs de différents clubs européens, jouant parfois au Portugal, parfois en Norvège. Elle a finalement rejoint les Thorns de Portland, dernier arrêt avant son grand retour.
C'est malade. C'est incroyable, a-t-elle lancé, des étoiles dans les yeux. Je l'ai beaucoup dit : “ce n’était pas possible avant, ce l'est maintenant”. Les jeunes filles d'ici ont cette chance de pouvoir avoir comme objectif de jouer pro, ici, à la maison.
L’arrivée d’Alidou, qui a fait les beaux jours du S.L. Benfica, menant notamment son équipe à un premier quart de finale de Ligue des champions dans son histoire, est directement relié à la hausse du niveau de la Super Ligue du Nord (SLN), qui en est à sa deuxième année d’existence.
Là, on montre que la ligue, elle est pour de vrai. Ça fait du bien, parce que c'est un pas important dans une nouvelle ligue que d'ajouter des joueuses de ce calibre-là.
L’internationale française Ève Périsset a rejoint l’équipe montréalaise en même temps qu’Alidou, mais une blessure retardera sa première apparition de quelques semaines.

Marie-Yasmine Alidou (à gauche), Marinette Pichon (au centre) et Ève Périsset (à droite)
Photo : Courtoisie/Roses de Montréal
Un ajout de taille sur le terrain
C'est quelqu'un qui peut jouer en une ou deux touches très rapidement. Elle n’a pas besoin de prendre plusieurs touches pour se tourner, ça va se faire en deux temps trois mouvements, a détaillé la capitaine des Roses, Mégane Sauvé, mentionnant que l'intégration de sa nouvelle coéquipière québécoise s’est super bien passée.
L’addition d’Alidou devrait donc fluidifier tout le secteur du milieu du terrain, avance Sauvé, et accélérer les transitions en zone offensive.
Chaque entraînement est pour moi un moment pour comprendre le terrain, comprendre les filles, comprendre l'environnement dans lequel je suis en ce moment, a expliqué la principale concernée, soulignant du même coup son envie de vouloir jouer rapidement vers l’avant.
Elle va nous aider à garder la possession, mais aussi à créer dans des endroits où il n'y a pas beaucoup d'espace grâce à sa qualité de première touche et de dribble. Elle a aussi une frappe de loin que je suis en train de découvrir, et qui est intéressante.
Je sens une joueuse qui, à la fois prend ses repères, prend ses marques, apprend à connaître tout le monde, mais quelqu'un qui est en mission aussi, donc c'est beau à voir, a-t-il ajouté.
Quant à savoir si elle sera du onze de départ contre Toronto, l’entraîneur-chef est resté plutôt évasif. Ce n’est pas une décision que j'ai prise pour tout de suite [...], mais c'est une possibilité, effectivement.
Les Roses ont enchaîné les succès dernièrement : elles ont gagné leurs trois derniers matchs et pointent au 2e rang du classement de la SLN, tout juste derrière le CF Rapide d'Ottawa.
Les Montréalaises n’ont toutefois jamais battu les Torontoises au Stade Boréale, une situation que Rositoiu aimerait bien changer, et à laquelle Alidou ne pourra certainement pas nuire.


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