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L’artiste Vanister a officialisé son mariage sous le régime polygamique. La nouvelle a enflammé la toile camerounaise. Certains crient au scandale. D’autres saluent un acte culturel fort. Derrière l’émotion, une question simple : pourquoi ça dérange autant ?
Une signature qui divise
Le chanteur a signé son certificat de mariage. Régime choisi : polygamie. Rien d’illégal au Cameroun, où la loi l’autorise. Mais sur les réseaux, ça explose. « Comment un artiste moderne peut-il faire ça ? » disent certains. Les critiques viennent surtout des milieux urbains, très imprégnés du modèle occidental. Pourtant, Vanister n’a rien caché. Il assume. Et c’est peut-être ça qui gêne.
Les détracteurs parlent de recul. Les défenseurs y voient une résistance. Un observateur résume : « On tolère les aventures cachées, mais on refuse l’engagement assumé. »
Un miroir sur nos contradictions
Le vrai débat n’est pas la polygamie. C’est notre rapport à nous-mêmes. La colonisation a imposé la famille nucléaire. Un modèle souvent idéalisé, mais qui isole. Nos ancêtres avaient d’autres systèmes. Avec des règles claires, des responsabilités, une solidarité entre épouses.
Et aujourd’hui ? On critique Vanister, mais on ferme les yeux sur les infidélités en série. C’est simple : l’hypocrisie moderne nous a rendus schizophrènes. L’artiste, lui, pose un acte politique. Il ne demande pas la permission à l’Occident.
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Alain-Claude Ndom
Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.


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