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Par Le Figaro avec AFP
Le 3 mai 2026 à 11h48
Le secrétaire d’État cherchera à apaiser les relations entre Washington et le pape, dont l’intensification du discours anti-guerre a suscité l’ire du président américain ces dernières semaines.
Passer la publicité Passer la publicitéLe secrétaire d'État américain Marco Rubio se rendra à Rome et au Vatican cette semaine, quelques semaines après les critiques virulentes de Donald Trump envers le pape Léon XIV. Marco Rubio, qui est catholique, devrait rencontrer le secrétaire d'État et numéro 2 du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, ainsi que le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a précisé a une source au sein du gouvernement italien. Il devrait rencontrer également le ministre de la Défense Guido Crosetto lors de cette visite, prévue jeudi et vendredi, selon les médias italiens. Ces mêmes médias estiment dimanche que ce court séjour de Marco Rubio est destiné à amorcer un «dégel» des relations entre le Vatican et la Maison-Blanche.
Léon XIV critique la répression menée par l'administration Trump contre l'immigration depuis qu'il a pris la tête des 1,4 milliard de catholiques dans le monde, le 8 mai 2025, à la suite du décès du pape François. Mais c'est l'intensification de son discours anti-guerre, en particulier après l'attaque américano-israélienne contre l'Iran, qui a déclenché l'ire de Trump.
Meloni s’était désolidarisée de Trump
Le 7 avril, le pape avait déclaré que la menace de Trump de détruire l'Iran était «inacceptable» et avait exhorté les Américains à exiger de leurs élus au Congrès qu'ils «œuvrent pour la paix». Le président américain avait ensuite fustigé le pontife dans un message sur les réseaux sociaux, le qualifiant de «faible» en matière de lutte contre la criminalité et de «nul en politique étrangère», ajoutant qu'il n'était pas «un grand fan» du pape. «Je n'ai pas peur, ni de l'administration Trump, ni de m'exprimer haut et fort sur le message de l'Évangile», avait rétorqué Léon XIV, né à Chicago.
La première ministre italienne Giorgia Meloni - l'une des plus proches alliées de Trump en Europe - avait de son côté jugé «inacceptables» les critiques du président américain envers le pape. «Je suis choqué par son attitude. Je pensais qu'elle avait du courage, mais je me trompais», avait alors déclaré Donald Trump au quotidien italien Il Corriere della Sera, accusant par ailleurs Mme Meloni de ne pas aider les États-Unis au sein de l'Otan.
Il a également menacé de retirer les troupes américaines d'Italie, affirmant que Rome «ne (leur) avait été d'aucune aide» dans leur guerre contre l'Iran. Il a proféré une menace similaire à l'égard de l'Espagne. Samedi, le Pentagone a annoncé le retrait de 5.000 soldats américains d'Allemagne.


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