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Une centaine de travailleurs et des membres du milieu communautaire ont bravé la pluie à Rivière-du-Loup vendredi midi à l'occasion de la Journée internationale des travailleurs et des travailleuses. Ils souhaitaient se faire entendre des élus du gouvernement de la Coalition avenir Québec réunis à l'Hôtel Universel, à l'occasion de leur caucus présessionnel.
Les manifestants ont réclamé des actions de la part du gouvernement pour préserver le filet social, rendu chambranlant par les coupures successives, dénoncent-ils.
Ils ont aussi rappelé l'impact de la hausse du coût de la vie sur les personnes qui vivent dans la pauvreté ou dont les revenus sont plus précaires.
La coordonnatrice d'Action Chômage Kamouraska, Julie Proulx, explique que les groupes communautaires tenaient à se réunir pour leur offrir leur soutien et lutter contre les inégalités sociales.
On l'a vu, dans les dernières années, à quel point le gouvernement n'investit pas suffisamment dans le filet social, tant au niveau du chômage, que de l'aide sociale et du salaire minimum. Donc, ce qui permettrait à la population de s'élever, d'être solidaire. Le gouvernement [fait des] choix totalement opposés, décrie-t-elle.
La présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent pour la CSN, Liette Ross, abonde dans le même sens.
La CAQ est ici présentement. On voulait leur rappeler qu'on est là et qu'on sera là jusqu'à ce que nos services redeviennent viables.
Elle affirme qu'il est temps, selon elle, que le gouvernement cesse ses coupes dans les services publics, notamment en santé et en éducation.

Une centaine de personnes se sont rassemblées devant l'Hôtel Universel de Rivière-du-Loup où se sont réunis les élus du gouvernement.
Photo : Radio-Canada / Marie-Christine Rioux
Le vice-président régional aux communications et à la mobilisation à la FIQ, Claude-Brendon Sirois, soutient que les membres de son syndicat tenaient à être présents au rassemblement pour manifester leur soutien envers les organismes communautaires qui, comme eux, offrent des services à des gens qui se trouvent dans une situation précaire.
Nos patients, la population, au final, ce sont les mêmes personnes à qui on donne des soins. Les gens ont besoin du communautaire aussi, bien souvent. Donc, on est là en appui, soutient-il.
Des représentants du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) prenaient aussi part au rassemblement.
Ils ont rappelé la promesse rompue, selon eux, par le gouvernement, concernant la création de postes en région.

Les manifestants se sont rassemblés à l'occasion du mouvement de grève sociale organisée au Bas-Saint-Laurent et de la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs.
Photo : Radio-Canada / Marie-Christine Rioux
Les dispositifs de sécurité autour de l'Hôtel Universel étaient importants, compte tenu de la réunion qui s'y tenait. Des agents de la cavalerie de la Sûreté du Québec étaient sur place et une portion de la rue de l'Hôtel-de-Ville a été fermée à la circulation pour empêcher les manifestants d'entrer dans l'immeuble.
Le rassemblement s'est finalement tenu dans le calme.
Des agents correctionnels à Rivière-du-Loup
De nombreux membres du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec se sont déplacés dans la région pour souligner la Journée internationale des travailleurs et des travailleuses, mais aussi pour rappeler au ministre de la Sécurité intérieure, Ian Lafrenière, qu'ils sont sans contrat de travail depuis maintenant trois ans.

Le président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels, Mathieu Lavoie, s'est déplacé à Rivière-du-Loup pour l'occasion.
Photo : Radio-Canada
Selon lui, il ne reste que la question des salaires à être réglée.
C'est la reconnaissance salariale du métier d'agent correctionnel qui fait défaut. Il faut que la première ministre Christine Fréchette mette de la pression sur le Trésor pour que ça se règle dans les prochains jours.
On entend le ministre Lafrenière, qui est maintenant vice-premier ministre, qui dit à quel point l'emploi, le métier d'agent correctionnel est difficile. Bien, il faut que ça se sente à la table des négociations. [...] On est essentiels à la sécurité de la population, ajoute Mathieu Lavoie.


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