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Par un froid mordant, des Albertains ont bravé les températures glaciales samedi à Calgary pour exprimer leur attachement au Canada et leur opposition à toute idée de séparation de l'Alberta.
Devant l'hôtel de ville, lieu du rassemblement, le message lancé au mouvement séparatiste est clair : l'Alberta est canadienne, Alberta is Canada.
Je suis Canadien d'abord, Albertain ensuite. Je crois que les séparatistes ne comprennent pas que nous faisons partie du Canada [...] Et si les gens veulent se séparer, qu'ils aillent aux États-Unis, dit Paul Armstrong.
Même son de cloche pour Henry Dahl, un jeune électeur de 19 ans qui rejette la séparation.
Je ne veux pas que l'Alberta devienne comme les États-Unis, s'inquiète-t-il.
D'autres manifestants craignent les répercussions qu'une éventuelle séparation aurait sur l'économie.
Leonard Olien a déjà participé à des manifestations semblables quand il vivait au Québec, à l'époque du référendum de 1995. Les répercussions économiques figuraient alors aussi parmi les principales inquiétudes.
Il serait difficile d'imaginer comment [l'Alberta] pourrait être économiquement viable et être un endroit où il fait bon vivre en dehors du Canada. Ça n'a tout simplement pas de sens, souligne-t-il.
Nous nous rassemblons parce que nous partageons l'idéal d'une vie plus sûre, d'une meilleure qualité de vie, mais aussi parce que nous prenons soin les uns des autres bien plus qu'ailleurs. On le voit avec la Fierté. On le voit ici aujourd'hui. On le voit avec les Jeux olympiques. C'est tout simplement un endroit merveilleux où vivre.
Je ne vois tout simplement pas comment nous pourrions fonctionner comme pays indépendant. Nous sommes enclavés, fait remarquer pour sa part Patricia Morrison.

Une manifestation a aussi eu lieu devant le Palais législatif, à Edmonton.
Photo : La Presse canadienne / RYAN JACKSON
Certains manifestants ne sont pas convaincus par la direction politique que prend la province. On dérive vers une sorte de libertarisme autocratique et, vous savez, je ne pense pas que ce soit la direction à prendre pour la province. C'est un peu trop à l'extrême droite pour la plupart des Albertains, estime Paul Sass.
L'identité canadienne est tellement profonde que des manifestants envisagent de quitter la province, à contrecœur, si la séparation devenait inévitable.
Je ne veux pas quitter l'Alberta, mais je ne vais pas abandonner mon passeport canadien, renchérit de son côté Patricia Morrison.
Je fais partie des nombreux Albertains qui souhaiteraient quitter la province. Je ne suis pas convaincu que mes droits seraient protégés, que mon emploi conserverait sa valeur, que ma propriété garderait la sienne, confie Susan Dai.
Il y a également eu des manifestations à Edmonton, devant le Palais législatif, et à Medicine Hat, au Veteran's Memorial Park.
Avec des informations de Chelsey Mutter


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