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Durant des années, les djihadistes du GSIM et les indépendantistes du FLA se sont voué une haine meurtrière. Mais ils ont décidé de taire leurs divergences pour faire face à leur ennemi commun, la junte au pouvoir à Bamako. Depuis le 25 avril, ils ont lancé une offensive d’ampleur.

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Un combattant du Front de libération de l’Azawad (FLA) dans l’ancienne caserne des soldats russes de l’Africa Corps, à Kidal (Mali), le 6 mai 2026. Un combattant du Front de libération de l’Azawad (FLA) dans l’ancienne caserne des soldats russes de l’Africa Corps, à Kidal (Mali), le 6 mai 2026.

Longtemps ennemis, les voilà désormais alliés de circonstance. Face à la junte du général Assimi Goïta, au pouvoir à Bamako, et à ses alliés russes d’Africa Corps, les indépendantistes à dominante touareg du Front de libération de l’Azawad (FLA) et les djihadistes du Groupe de soutien de l’islam et des musulmans (GSIM), la filiale sahélienne d’Al-Qaida, ont décidé de tirer un trait sur leurs divergences passées.

Samedi 4 juillet, deux mois et demi après leur vaste offensive conjointe du 25 avril, durant laquelle ils ont conquis Kidal, dans le nord du Mali, et tué le général Sadio Camara, ministre de la défense et numéro deux du pouvoir militaire bamakois, les deux groupes armés ont de nouveau uni leurs forces face à leurs adversaires communs.

Plusieurs localités du nord, du centre et du sud du pays ont été attaquées simultanément par le FLA et le GSIM. Parmi elles, Anéfis, à environ 120 kilomètres au sud de Kidal, où des combats continuent à opposer les indépendantistes et les djihadistes à l’armée malienne et à ses supplétifs russes, retranchés dans le camp militaire de la ville.

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