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On ne sait pas encore qui sera le sélectionneur italien pour la rentrée des Diables le 25 septembre face à la Squadra Azzurra. Et on n'est pas certain de l'identité du coach de la Belgique non plus. Rudi Garcia est en fin de contrat (le 31 juillet 2026) et une prolongation est loin d'être une certitude, même s'il a atteint les quarts de finale de la Coupe du monde, l'objectif fixé par la fédération après avoir maintenu l'équipe dans l'élite en Nations League.
La tendance est même plutôt à une rupture. Le directeur sportif Vincent Mannaert veut se laisser une semaine de calme après le tourbillon mondial. Puis l'évaluation du coach pourra se faire à Tubize, à condition que Garcia soit tenté par une éventuelle prolongation, lui qui n'a pas donné de signal dans ce sens ces dernières semaines avec son agent Pascal Boisseau.
Les Diables devaient-ils obtenir un penalty face à l'Espagne? "La règle est claire" (VIDEO)Vendredi après l'élimination contre l'Espagne à Los Angeles, Garcia a laissé planer le doute en conférence de presse. "Je ne sais pas encore si je reste. Pour le moment, il y a encore trop d'incertitudes." Pas de quoi rassurer l'opinion publique au bout d'un tournoi qui avait fini par enthousiasmer le Royaume.
Les joueurs n'ont pas été convaincus par les choix tactiques de Garcia.
Comment en est-on là, alors que les Diables de Garcia n'ont perdu que deux matchs sur vingt et ont coché toutes les cases fixées au moment de la signature du contrat le 24 janvier 2025 ? Il n'y a pas une mais plusieurs raisons qui, en les additionnant, rendent l'avenir incertain.
La première, c'est l'avis des principaux intéressés : les joueurs. S'ils apprécient le côté chaleureux de Garcia après l'ère plus robotique de Domenico Tedesco, ils ne sont pas convaincus par les idées tactiques du Français. L'idée générale est qu'il n'est pas la bonne personne pour faire franchir un cap à la nouvelle génération qui s'installe en équipe nationale.
Les Diables ne déméritent pas mais s'inclinent en fin de partie, l'Espagne file en demi-finale contre la FranceLa Coupe du monde est une loupe grossissante et ses compositions ont soulevé des questions dans le vestiaire, même si son coaching proactif pendant les matchs peut être salué. Mannaert, lui-même, a douté. Des discussions, parfois fort animées, ont eu lieu entre Garcia et lui, sans qu'ils tombent toujours d'accord.
La sélection de Debast crispe le staff médical
La communication externe de Garcia a aussi étonné par moments. Avec une volonté de s'accorder le beau rôle, quitte à romancer un peu la réalité. Ce dont certains ont pu prendre ombrage par moments, que ce soit dans les bons ou dans les mauvais moments de ce tournoi.
Plusieurs moments ont aussi pollué la vie à l'hôtel Hyatt Regency Lake Washington. Le cas Zeno Debast, par exemple. Garcia, fan de la première heure du défenseur du Sporting Portugal, voulait absolument le sélectionner dans les vingt-six. Le staff médical n'était pas du même avis.
Pour les docteurs, la blessure musculaire de Debast était trop importante pour espérer l'utiliser pendant le tournoi, même en cas de finale. Un avis dont Garcia n'a pas tenu compte, compliquant par la même occasion les relations entre la fédération et le club portugais. Au final, le défenseur n'aura pas joué une seule minute au Mondial.
Mannaert sait que son budget salarial est limité et qu'il ne trouvera pas nécessairement mieux que Garcia.
C'est aussi une illustration du mode de fonctionnement de Garcia. Le coach de 62 ans, qui découvrait un grand tournoi et le football de nations après une carrière en club, n'a pas modifié ses habitudes en travaillant avec son fidèle staff. Des hommes de confiance qui forment un état dans l'état. Il est arrivé plusieurs fois que des membres des équipes entourant les Diables ne se sentent pas écoutés, voire mis à l'écart des décisions importantes.
Un Diable n'a pas sauvé sa Coupe du monde, un autre catastrophique : voici les notes des Belges après l'élimination face à l'EspagneCela dit, on ne connaît aucun sélectionneur qui fasse l'unanimité parmi ses joueurs, ni même au sein de sa deuxième équipe à gérer vu l'étendue des staffs dans le football actuel. Mannaert en est bien conscient. Il sait que Garcia a fait le job, malgré tout.
L'éventuelle recherche d'un nouveau coach avec un budget salarial limité ne lui offrira pas directement un technicien beaucoup plus fort. La fédération ne roulait pas sur l'or au moment de l'engagement de Garcia et ce n'est toujours pas le cas aujourd'hui, malgré le quart de finale et les 27,5 millions € versés par la FIFA. Affaire à suivre donc.
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