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Face à des ressources en baisse, Fressenneville adapte son budget 2026 sans augmenter les impôts et mise sur ses projets pour maintenir son cap.
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Par Benoit Doyen Publié le 6 mai 2026 à 6h16
Après les élections municipales de mars 2026, une autre échéance capitale attendait les nouvelles municipalités avant la fin du mois d’avril : le vote de leur budget primitif pour cette année.
Un exercice auquel s’est plié le conseil municipal de Fressenneville lors de sa réunion du mardi 28 avril dernier, et que le maire Jean-Jacques Leleu a lui-même replacé dans « le contexte particulièrement contraint » dans lequel il s’inscrit.
Des marges de manœuvre qui se réduisent
« Ce budget primitif pour l’année 2026 s’inscrit dans un contexte financier plus contraint, marqué par une baisse des recettes de fonctionnement » a détaillé l’édile lors d’une prise de parole en préambule de la délibération. Une situation liée notamment à la diminution des dotations de l’État, qui pèse directement sur les capacités de la commune.
Dans ce cadre, la section de fonctionnement s’établit à 3,04 millions d’euros contre 3,30 millions en 2025, soit une baisse proche de 8 %. Une évolution qui « traduit un effort réel de maîtrise des dépenses », avec des charges générales en diminution, même si « certaines dépenses contraintes augmentent, notamment les contributions obligatoires et les charges de gestion courante ».
Malgré ce contexte, les élus ont fait le choix de maintenir les taux des impôts locaux, préférant ajuster les dépenses plutôt que solliciter davantage les contribuables.
Des investissements malgré tout
Malgré cela, la commune conserve son ambition en matière d’équipement : « En section d’investissement, le budget progresse sensiblement pour atteindre 2,06 millions d’euros » a indiqué le maire, évoquant la volonté de poursuivre « des projets structurants pour la commune ».
Deux opérations concentrent l’essentiel de cet effort : la fin du chantier de la nouvelle cantine scolaire et, surtout, l’aménagement de la cour de l’école Jean Gaudier, qui entre dans sa phase opérationnelle cette année.
Pour financer ces projets, la commune s’appuie sur un « équilibre entre subventions, autofinancement et emprunt ». Un emprunt prévisionnel de 350 000 euros est ainsi inscrit au budget, même si « ce montant constitue un plafond et ne sera pas nécessairement mobilisé dans sa totalité », la municipalité poursuivant « activement la recherche de subventions complémentaires afin d’en limiter le recours ».
Cette prudence s’inscrit dans une stratégie plus globale : « maximiser l’autofinancement sur l’exercice 2026 afin de réduire le niveau d’endettement final ». Une trajectoire déjà engagée depuis plusieurs années puisque la dette communale est passée de près de 1,59 million d’euros fin 2019 à 1,12 million au 1er janvier 2026.
Au final, pour Jean-Jacques Leleu, « ce budget primitif 2026 traduit un équilibre entre rigueur et investissement », dans un contexte où la commune « adapte ses dépenses de fonctionnement à un contexte de ressources plus limitées, tout en maintenant un effort d’équipement important au service de la population ». Un vrai jeu d’équilibriste…
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