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Selon la police de Toronto, le temps d’attente moyen pour joindre un opérateur du 911 dans la Ville Reine serait tombé à trois secondes depuis le début de l’année, une baisse de 94 % par rapport à la même période l’an dernier.
La conseillère Shelley Carroll, présidente du conseil d’administration du service de police de Toronto, attribue cette amélioration au plan d’embauche pluriannuel du service, qui a contribué à fidéliser les opérateurs.
Bien que cela concerne principalement les agents en uniforme sur le terrain, nous augmentons également le nombre d’opérateurs afin que ceux qui nous rejoignent aient envie de rester, car ils ne se sentent pas débordés par le rythme effréné des opérations du 911 à Toronto.
Dans le cadre du plan d’embauche quinquennal annoncé à la fin de l’année 2024, 90 nouveaux opérateurs de communications ont été recrutés en 2025, selon le service de police de Toronto. Ce plan a également permis de réduire de 17,5 % les temps de réponse aux appels prioritaires en 2025, indique Nadine Ramadan, porte-parole du service de police, par courriel.
Encore des embauches nécessaires?
Clayton Campbell, président du syndicat de l’association de la police de Toronto, se félicite des efforts déployés par le Service de police de Toronto et la Ville afin de remédier au manque chronique d’effectifs.

Clayton Campbell, président du syndicat de l’association de la police de Toronto, souligne toutefois que des investissements continus dans le recrutement sont indispensables pour assurer l’amélioration constante des délais d’intervention.
Photo : Brent Smyth, avec l’autorisation de l’association de la police de Toronto
Nous avons traversé une période de sous-investissement important dans les services policiers, soutient-il. Nous n’avions plus qu’environ 4700 policiers, mais nous en avons maintenant entre 5500 et 5600.
M. Campbell souligne toutefois que des investissements continus dans le recrutement sont indispensables pour assurer l’amélioration constante des délais d’intervention.
Il faut des policiers dans les voitures pour répondre aux appels radio. Tant que le plan d’embauche pluriannuel se poursuivra, nous verrons des résultats concrets pour les citoyens de Toronto.
John Sewell, coordonnateur de la coalition pour la responsabilisation de la police de Toronto, se réjouit également de la diminution du temps d’attente au 911.
C’est exactement ce que nous aurions dû faire, indique-t-il en ajoutant nous aurions dû le faire depuis longtemps. Le vérificateur général de la Ville a recommandé l’embauche de personnel supplémentaire en 2022. Cela fait presque quatre ans.
Malgré tout, les temps de réponse aux urgences ne sont toujours pas à la hauteur de ses attentes.
Il y a tout un tas de recommandations de l’auditeur municipal qu’ils n’ont pas encore mises en œuvre.
L’une des plus importantes, selon lui, est celle recommandant que la police collabore plus étroitement avec les organismes communautaires — comme les groupes d’aide aux nouveaux arrivants, les programmes jeunesse et les services de santé — pour répondre aux appels qui ne nécessitent pas forcément l’intervention des policiers.
Une meilleure collaboration avec les organismes communautaires
Les appels concernant des crises de santé mentale constituent un domaine dans lequel la police de Toronto et la Ville ont déjà pris des mesures. Le service communautaire de gestion de crise a d’ailleurs été lancé en 2024.
Ce service, accessible en composant le 211, offre une alternative non policière et adaptée aux traumatismes des interventions d’urgence traditionnelles.

La conseillère Shelley Carroll, présidente du conseil d’administration du service de police de Toronto, attribue cette amélioration au plan d’embauche pluriannuel du service, qui a contribué à fidéliser les opérateurs.
Photo : Radio-Canada
La cheffe de police de Toronto a récemment soulevé des questions quant à la nécessité des équipes mobiles d’intervention en situation de crise du service où un agent et une infirmière en santé mentale interviennent ensemble.
Pour la conseillère Carroll, ces questions continuent d’être discutées au sein du conseil du Service de police de Toronto.
Ce travail s’étalera sur les prochaines années , précise-t-elle. Nous continuerons de nous interroger : si ces équipes n’étaient pas déployées dans tel ou tel quartier, qu’arriverait-il? Qu’adviendra-t-il de l’expertise que nous recevons actuellement de ces infirmières en santé mentale? Comment pouvons-nous améliorer la formation en santé mentale des policiers des équipes mobiles d’intervention en situation de crise?
Pour John Sewell, un changement de culture pourrait s’avérer nécessaire pour pleinement intégrer les organismes communautaires et tout ce qu’ils ont à offrir.
Si la police reconnaissait officiellement être l’égale des autres services offerts aux citoyens de Toronto, cela représenterait un changement de culture majeur , affirme-t-il. Et ce changement devrait être impulsé par le chef de police et la haute direction.
Avec les informations de Tyler Cheese, CBC News


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