NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Par Justin Boche, Le Figaro Lyon
Le 14 avril 2026 à 16h14
L’observatoire de la qualité de l’air en Auvergne-Rhône-Alpes, Atmo, a relevé pour la première fois des PFAS dans l’air dans une étude inédite.
Passer la publicité Passer la publicitéDéjà détectés dans l’eau et les sols de la métropole de Lyon, les PFAS, pour Per- et Polyfluoroalkyliques, viennent d’être détectés dans l’air. Les résultats, qui portent sur 38 composés analysés entre novembre 2023 et novembre 2025 à Pierre-Bénite, près des industries émettrices de PFAS, et dans le centre de Lyon, «révèlent des niveaux de l’ordre de la dizaine de picogrammes par mètre cube en milieu urbain de fond (25 pg/m³ en moyenne à Lyon), et de la centaine de pg/m³ à Pierre-Bénite (244 pg/m³ en moyenne) », selon Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, l’observatoire de la qualité de l’air à l’origine de l’étude.
Actuellement, très peu d’études et de données existent en France et en Europe sur la présence de PFAS dans l’air ambiant. «Les rares études menées, principalement à proximité de sites industriels, montrent toutefois que l’atmosphère peut constituer un vecteur de transfert significatif, susceptible d’expliquer la présence de ces substances dans des zones éloignées des sources d’émission», précise Atmo Aura. C’est pour cette raison que les relevés affichent des valeurs jusqu’à 10 fois supérieures en moyenne en PFAS à Pierre-Bénite qu’à Lyon.
À lire aussi Près de Lyon, Suez va traquer les Pfas présents dans l’eau potable
Des composés interdits depuis 2009 relevés
Parmi les 38 composés analysés, certains (les PFO et PFOS) sont interdits respectivement depuis 2009 et 2020. « La persistance dans l’environnement de ces composés, même plusieurs années après leur utilisation et leur rejet, est favorisée par leurs temps de vie relativement longs. Les profils (proportion de chaque substance) dans l’air ambiant étant différents de ceux retrouvés dans les sols et les dépôts, tendent à indiquer que les composés détectés dans l’air ne sont probablement pas liés à une remise en suspension d’une pollution ancienne stockée dans les sols », poursuit l’observatoire de la qualité de l’air.
À lire aussi Sud de Lyon : lancement d’un chantier «pilote» contre les PFAS dans l'eau
Selon l’étude, les paramètres météorologiques jouent «un rôle important dans les niveaux mesurés». Aussi, «les vents rabattant les émissions des industries productrices de PFAS sur les sites de mesure», engendrent des niveaux de concentration plus élevés. Les températures élevées favoriseraient également les niveaux en PFAS mesurés, quand la pluie participerait, elle, à les faire baisser.
Atmo AuRA précise toutefois «qu’il n’existe pas de méthode de prélèvement de référence» et que «le nombre limité de résultats actuellement disponibles» invite à la vigilance sur la représentativité de ces résultats pour refléter l’exposition des habitants. Cette étude constitue toutefois une première en France dont l’objectif est d’alimenter les travaux en cours sur les valeurs toxicologiques de référence par inhalation, encore inexistantes à ce jour.
D’après l’Anses, les PFAS ont un effet sur le dérèglement du système hormonal (perturbation endocrinienne), l’augmentation de certains risques de cancers, l’affaiblissement du système immunitaire et des troubles de la fertilité et du développement.


2 month_ago
3592



























.jpg)






French (CA)