Chaque dimanche, Le Progrès se plonge dans l’histoire de Lyon, la grande et la petite. Celle des hommes et du patrimoine. Cette semaine, l’histoire des maisons closes à Lyon. Jusqu’en 1946, les maisons closes lyonnaises obéissaient à une hiérarchie sociale très stricte. Selon les rues où elles étaient autorisées, elles accueillaient des clientèles distinctes, proposaient des conditions différentes et occupaient des positions inégales dans l’espace urbain. De la rue des Marronniers aux abords de Perrache, cette géographie du désir révèle une ville structurée par les classes autant que par le règlement.

De notre correspondante M. Aschen - Aujourd'hui à 06:00 | mis à jour aujourd'hui à 07:47 - Temps de lecture :

Le principal foyer se situe dans la rue des Marronniers, à quelques dizaines de mètres de la place Bellecour. On y recense plusieurs maisons de tolérance autorisées.  Photo d'archives Le Progrès Le principal foyer se situe dans la rue des Marronniers, à quelques dizaines de mètres de la place Bellecour. On y recense plusieurs maisons de tolérance autorisées.  Photo d'archives Le Progrès

À Lyon, la prostitution réglementée n’a jamais été marginale. Jusqu’en 1946, elle relève d’un système administratif structuré, intégré à la police, à l’hygiène publique et à l’organisation de l’espace urbain. Les maisons closes ne sont ni cachées ni illégales : elles sont assignées à des rues précises, surveillées, déplacées si nécessaire.

Le principal foyer se situe dans la rue des Marronniers, à quelques dizaines de mètres de la place Bellecour. On y recense plusieurs maisons de tolérance autorisées, inscrites dans les registres de la police des mœurs. Les immeubles ne portent aucun...

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