NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Présentée en première mondiale, à Lille, ce dimanche, la série tirée des aventures du cow-boy le plus célèbre au monde a emporté l’adhésion d’un public familial, mais pas seulement.
«On a adoré!», «c’était exactement ce que j’espérais», «je m’attendais au pire, mais ces trois épisodes m’ont fait complètement changer d’avis»... Au sortir du Nouveau Siècle, en ce dimanche de second tour des municipales, les spectateurs arboraient une mine réjouie. Loin des critiques iraniennes de la théocratie ou des drames polonais sur l’homosexualité, Séries Mania accueillait la première mondiale de Lucky Luke, série inspirée de la bande dessinée culte, disponible depuis ce 23 mars sur Disney+ et diffusée dans quelques mois sur France 2.
Dans la salle, comble, fait rare pour un dimanche après-midi, se côtoyaient des familles, des bandes de copains, mais aussi des journalistes pas toujours enclins à trouver des qualités à ce type de programme, des organisateurs soucieux de leur sélection pointue mais aussi de proposer chaque année une œuvre dite, «populaire», et les comédiens, les créateurs, le réalisateur, visiblement très heureux de porter leur création. Car il s’agit bien d’une création.
À lire aussi Alban Lenoir joue de la gâchette dans la peau de Lucky Luke pour France télévisions
Far West déconstruit
Une relecture moderne des aventures du cavalier né il y a quatre-vingts ans sous l’impulsion du tandem belge Morris et Goscinny, western humoristique dont les albums successifs se sont écoulés à plus de 300 millions d’exemplaires à travers le monde. Comment des créateurs, assez fous pour s’attaquer au phénomène après le bide du précédent Lucky Luke, avec Jean Dujardin, s’y sont pris ? «En trahissant avec amour», répond Mathieu Leblanc, «en essayant de retrouver l’esprit, ce qui nous a fait aimer Lucky Luke, enfant, et questionnant ce héros qui a aujourd’hui 80 ans».
En écrivant une nouvelle histoire aussi. Un récit résolument contemporain, dans lequel on retrouve Lucky Luke (Alban Lenoir), les Dalton (Jérôme Niel, Sébastien Lalanne, Matthieu Lemeunier et Benoît Moret), Billy The Kid (Victor Leblond) ou encore Calamity Jane (Camille Chamoux), ainsi qu’une pléiade de nouvelles têtes, particulièrement des femmes, sous-représentées dans la BD d’origine.
La jeune Louise Willow (Billie Blain), déterminée à retrouver sa mère, Charlie (Alice Taglioni), disparue des années plus tôt, va donner du fil à retordre à un cow-boy dont la réputation d’homme tirant plus vite que son ombre reste inchangée. Pour autant, Lucky Luke n’est plus tout à fait celui qu’il était et cette aventure épique est de nature à le bouleverser complètement.
L’intrigue est farfelue mais construite. Le casting est impeccable - mention spéciale à Jérôme Niel, exceptionnel Joe Dalton. La réalisation rend hommage à la bande dessinée et plus largement au western. Et, contre toute attente, on retrouve au fil des épisodes cette teinte d’humour si particulière aux albums de Morris et Goscinny. On lui trouvera bien sûr les pires défauts, des lenteurs, des gags moins bons, du tirage à la ligne. Mais il faut avant tout saluer l’effort fourni pour donner vie à ce Far West déconstruit. Et l’on a vu surtout que le public était content.


3 month_ago
119



























.jpg)






French (CA)