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Le réalisateur français de 67 ans est accusé de viol par l’actrice belgo-néerlandaise Sand Van Roy, qui espérait faire rouvrir l’enquête après des analyses ADN, présentées comme un « élément nouveau ».
Par Maxime Dhuin avec AFP

Franco Origlia / FilmMagic
Luc Besson accusé de viol : la justice refuse de rouvrir l’enquête, la plaignante va se pourvoir en cassation. (photo d’illustration)
Le dossier Luc Besson va-t-il rester fermé ? La cour d’appel de Paris a refusé ce mardi 23 juin de rouvrir l’enquête sur des accusations de viol visant le réalisateur français, portées par l’actrice belgo-néerlandaise Sand Van Roy et qui s’étaient soldées par un non-lieu en 2023, ont indiqué deux sources proches du dossier à l’AFP, confirmant une annonce faite par l’avocat de l’homme de 67 ans, Me Thierry Marembert, dans les colonnes de Ouest-France.
L’actrice belgo-néerlandaise avait déposé une plainte pour viol le 18 mai 2018, quelques heures après un rendez-vous dans un palace parisien dont les protagonistes ont donné deux versions différentes. Pour Sand Van Roy, le réalisateur lui avait imposé une pénétration digitale, source d’évanouissement, malgré ses injonctions à arrêter. Une version selon elle accréditée par des constatations, le jour des faits, réalisées aux urgences médico-judiciaires.
Deux mois après sa plainte initiale, l’actrice déposait une plainte contre le cinéaste pour d’autres viols et agressions sexuelles commis, selon elle, entre 2016 et 2018, épisodes d’une « relation d’emprise professionnelle » sous menaces de « rétorsion sur sa carrière d’actrice ». Luc Besson a regretté de son côté une relation extraconjugale dans un contexte de « subordination », alors que l’actrice avait tourné dans certains de ses films. Mais il avait relaté un rapport consenti empreint de « douceur ».
Le non-lieu avait été confirmé en juin 2023
Après un classement sans suite de l’enquête préliminaire en février 2019, une juge d’instruction avait finalement été saisie du dossier en octobre 2019. Deux ans plus tard, une décision de non-lieu a été rendue en décembre 2021, confirmée en appel en mai 2022 puis devant la Cour de cassation en juin 2023.
Mais Sand Van Roy et ses avocats espéraient faire rouvrir l’enquête à la suite d’analyses ADN réalisées sur un sous-vêtement. Comme le rappelle Ouest-France, le parquet général avait requis en février la réouverture, considérant que ces analyses constituaient un « élément nouveau susceptible de caractériser des charges nouvelles […] justifiant la réouverture de l’information en vue de nouvelles investigations ».
Mais lors de l’audience, la procureure s’était « interrogée sur la question de la définition de charge nouvelle », laissant la cour trancher. Les juges n’ont finalement pas suivi l’argumentaire de la plaignante et les réquisitions du parquet général.
L’avocat de Sand Van Roy annonce « un pourvoi en cassation »
Sans surprise, la décision de la cour d’appel de Paris a ravi l’avocat de Luc Besson, Me Thierry Marembert. Rappelant que « pendant les cinq années d’enquête » entre 2018 et 2023, plusieurs magistrats « ont conclu que monsieur Besson était innocent », il s’est « félicit[é] que la justice ait refusé de rouvrir cette affaire déjà maintes fois jugée ». « Comme chacun le sait, Luc Besson et Sand Van Roy ont entretenu une relation pendant plusieurs années » et rien « n’a permis d’établir le défaut de consentement de la plaignante », a-t-il insisté.
En face, l’avocat de Sand Van Roy, Me Antoine Gitton, a annoncé qu’« un pourvoi en cassation va être interjeté immédiatement ». « Nous ne pouvons pas nous satisfaire de cette non-justice », a-t-il réagi auprès de l’AFP.


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