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Le projet de logements réservés aux étudiants autochtones sur le campus de l’Université Laval va bon train. Malgré des retards dans la construction, les premiers résidents ont pu emménager dans les dernières semaines, dont certains avec leur famille.
L’immeuble de 94 logements accueille des étudiants de l’Université Laval, mais aussi du Cégep de Sainte-Foy et du Cégep Garneau.
Un éventail d’appartements, allant des studios jusqu'aux logements de six pièces et demie, permettra d’accueillir environ 200 personnes au total, estime la Société immobilière du Regroupement des centres d'amitié autochtones du Québec (SIRCAAQ), instigateur du projet.
Retards contrôlés
La construction de l’immeuble est dans sa phase finale et la SIRCAAQ estime pouvoir livrer le tout, comme prévu, avant la fin de l’été, le 22 septembre. À l’approche du début de l'année universitaire et collégiale, la finition des appartements a donc été priorisée aux espaces communs.
La société immobilière a tout de même dû contacter les locataires afin de recenser ceux qui pouvaient être logés ailleurs durant la finalisation des travaux. Ceux qui n’avaient pas d’alternatives ont quant à eux pu emménager dans les premiers logements disponibles.
D'ici la fin de l'automne, normalement, la fin de chantier devrait être 100 % complétée, soumet le directeur général de la SIRCAAQ, Laurent Odjick.
Augmenter le taux de diplomation
L’objectif premier d’une telle initiative est d'offrir aux étudiants autochtones un meilleur accès à l’éducation supérieure et ainsi augmenter leur taux de diplomation, rappelle M. Odjick.
On peut se vanter d'avoir le plus gros projet de milieu de vie pour étudiants autochtones au Canada, au Québec, ici même à Québec.

Le directeur général de la Société immobilière du Regroupement des centres d'amitié autochtones du Québec, Laurent Odjick, dans la cuisine d'un des logements de l'immeuble
Photo : Radio-Canada / Zachary Sanche
Le coût des loyers des résidents varie en fonction de leur situation financière. Certains auront accès au Programme de supplément au loyer du gouvernement du Québec, permettant aux ménages à faible revenu de payer leur loyer à hauteur de 25 % de leurs revenus.
Il était temps, lance une des premières résidentes de l’endroit.
Barbara Bulowski-Polson entame un microprogramme à l’Université Laval. Originaire de l’Abitibi-Témiscamingue, elle estime que ce genre de projet manquait au Québec.

Barbara Bulowski-Polson est une des toutes premières résidentes de l'endroit.
Photo : Radio-Canada / Zachary Sanche
On arrive ici pour étudier et tout coûte cher. Les loyers sont chers. Quand tu es étudiant, bien, tu n'as pas beaucoup de moyens non plus pour subvenir à tes besoins, déplore-t-elle.
Je leur lève mon chapeau et leur dit merci!, déclare-t-elle en saluant l’initiative.
Un milieu familial
Les étudiants sélectionnés pourront également amener leur famille avec eux.
Un centre de la petite enfance (CPE) de 81 places a été construit au rez-de-chaussée pour accueillir les enfants des résidents. M. Odjick explique que les membres des Premières Nations ont souvent leur premier enfant très jeune.
Le service de CPE est un must. Si on n'a pas de CPE, malheureusement, il y a beaucoup d'étudiants qui ne viendraient pas faire un projet d'études postsecondaires.
Depuis sa création en 2019, la SIRCAAQ a déjà mené à bien deux autres projets similaires, à Trois-Rivières et Sept-Îles, et un autre devrait voir le jour à Chibougamau.
Un milieu de vie communautaire pour familles et aînés de 30 appartements est également dans les cartons dans le quartier Loretteville, à Québec.


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