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RÉCIT - Alors que les affaires d’abus de la part d’animateurs dans les écoles ébranlent la capitale depuis l’automne dernier, les familles d’autres régions tirent la sonnette d’alarme et appellent à une réforme du dispositif.
« C’est un dysfonctionnement systémique », martèle Caroline, maman lilloise. Depuis décembre dernier, les écoles et la mairie de Paris sont secouées par des scandales en cascade de violences physiques ou sexuelles de la part d’animateurs dans le cadre du périscolaire. Rien que dans la capitale, depuis le début de l’année 2026, 78 animateurs ont été suspendus, dont 31 pour suspicions d’abus sexuels. Le sujet avait heurté de plein fouet les élections municipales, et Emmanuel Grégoire avait annoncé en faire une priorité dès le lendemain de son élection. Après des premières annonces de l’édile parisien pour lutter contre ce fléau, les familles espèrent désormais voir les lignes bouger.
Mais l’affaire n’est pas circonscrite à Paris. Ces derniers mois, les signalements se sont multipliés, partout en France. Le 17 avril, un animateur de centre de loisirs à Tours a été mis à pied à titre conservatoire, soupçonné du viol d’une fillette de 3 ans entre févier et mars 2026. L’animateur intervenait


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