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Hôte de Monaco ce dimanche (15h) pour le compte de la 27e journée, le club rhodanien n’a pas le droit à l’erreur s’il veut toujours ambitionner une place sur le podium, synonyme de qualification directe en Ligue des Champions.
Jusqu’ici, tout allait bien. Mais l’important, ce ne sont pas les six premiers mois d’une saison, mais les trois derniers. Là où tout se joue même si, évidemment, sur le plan comptable, mieux vaut avoir commencé ses emplettes dès la fin août pour, quand la bise hivernale fut venue, conserver encore quelques ambitions. Éliminés au début du mois de mars par Lens en quarts de finale de la Coupe de France (2-2 4 tab. à 5), puis ce jeudi en 8es de finale de la Ligue Europa par le Celta de Vigo (1-1, 0-2), les joueurs de Paulo Fonseca subissent bien plus que des giboulées, mais de véritables averses. D’autant plus que lors de ce même mois, décidément pluvieux, la récolte en Ligue 1 n’a guère été plus favorable avec deux points pris en trois matches (nuls face Paris FC et au Havre, défaite à Marseille).
Une série noire qui, si elle a réduit le champ des titres possibles en fin d’année, n’est pas encore rédhibitoire pour ce qui demeure l’ambition principale de l’OL et de sa présidente Michele Kang : se qualifier pour la Ligue des Champions la saison prochaine, si possible en s’évitant une périlleuse campagne de barrages. Ce qui signifie finir sur le podium. Quatrième au classement avant cette 27e journée, la formation olympienne compte deux longueurs de retard sur son devancier marseillais, trois d’avance sur son poursuivant numéro 1 lillois et quatre sur des Monégasques qu’elle reçoit ce dimanche, pour un choc qui vaudra cher, très cher dans cette course au podium, en passe de devenir un sprint impitoyable. L’enjeu comptable est simple : un succès et Lyon respirera mieux. Un match nul ou pire, un revers, et la dynamique négative s’accentuera. Avec tout ce que cela engendre de perte de confiance et tourments intérieurs dans la vie de groupe.
Il nous reste huit finales à jouer, on a encore un objectif en championnat et on ne va pas lâcher.
Clinton MataD’ailleurs, sitôt l’élimination de la scène continentale entérinée jeudi soir, Fonseca lui-même s’inquiétait des possibles répercussions de celle-ci. «Il faudra récupérer mentalement, car c’est très frustrant, on voulait aller loin. Cela avait été très dur l’année dernière à Saint-Étienne (défaite 2-1), après l’élimination à Manchester. Contre Monaco ce sera dur, mais on doit réagir.» Pour l’OL, la série de 13 victoires d’affilée, toutes compétitions confondues, qui a pris fin le 22 février dernier du côté de Strasbourg (3-1), apparaît déjà fort lointaine. Comme s’il s’agissait d’une autre saison, d’un autre effectif. «On a été sur une série de victoires qu’on voulait vraiment continuer, même si on savait qu’elle allait s’arrêter tôt ou tard», affirme Clinton Mata dans les colonnes du Progrès. «Il nous manque un grain de chance en ce moment. Il faudra remettre de l’énergie, et on ira la chercher. Il nous reste huit finales à jouer, on a encore un objectif en championnat et on ne va pas lâcher. C’était notre ADN depuis le début de la saison, et ce n’est pas aujourd’hui que ça va changer.»
Sept matches sans succès
Après une série de succès, l’OL doit désormais composer avec une série sans victoire, qui s’élève à sept matches après la défaite contre Vigo et une rencontre jouée à dix pendant 70 minutes – après l’expulsion de Moussa Niakhaté -, et même achevée à neuf suite au craquage en fin de match du bouillonnant Nicolas Tagliafico. Une infériorité numérique qui, forcément, a pesé dans le rapport de force. «Le fait d’être passé à dix ne nous a pas facilité la tâche», analyse Mata. «On voulait déstabiliser cet adversaire, et on avait les qualités pour le faire, mais dans le football on ne fait pas toujours comme on veut, et il y a eu ce carton rouge. On ne doit pas chercher des excuses, on doit assumer et aller de l’avant.» En effet, si cette exclusion a eu un impact indéniable, elle n’explique pas tout, notamment du manque d’efficacité offensive des Lyonnais depuis plusieurs semaines. À l’image d’un Endrick qui n’est plus aussi virevoltant qu’à ses débuts en janvier et qui symbolise, sortie décevante après sortie ratée, cet OL aphone offensivement.
Des retours en attaque
Néanmoins, dans ce domaine, Fonseca peut se réjouir de voir Afonso Moreira, Pavel Sulc et Malick Fofana de retour, les deux premiers ayant joué une petite demi-heure jeudi tandis que le dernier nommé, absent depuis cinq mois suite à une grave blessure à la cheville droite, s’est contenté d’une dizaine de minutes. Le tout s’avérant insuffisant à faire trembler le Celta, en redonnant pourtant paradoxalement le sourire à Fonseca, qui voit de multiples solutions offensives revenir pour ne plus avoir à seulement se reposer sur les épaules, encore trop frêles par vent défavorable, d’Endrick. En défense aussi, Lyon, qui n’avait encaissé qu’un but lors de ses huit premiers matches cette saison, doit retrouver de la solidité. En mars, seul Le Havre, réduit à dix pendant plus d’une demi-heure, n’est pas parvenu à trouver le chemin des filets rhodaniens. Avec désormais plus que la Ligue 1 dans leur viseur et avec un effectif plus fourni – si de nouvelles blessures ne surviennent pas -, les Gones ont des arguments à faire prévaloir dans cette course au podium. Mais pour bien la démarrer, un succès sur Monaco ce dimanche revêt être un préalable quasi indispensable.


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