Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Les TikTokeurs “bienfaiteurs” se multiplient pour aider les sans-abri : “C’est devenu un véritable projet de vie, qui m’occupe du matin au soir”

3 month_ago 134

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

"Est-ce que ça te dit de vivre une journée différente des autres ?" demande, micro en main, une jolie jeune femme à une dame visiblement à la rue à Amiens, sous les yeux de la caméra. "Avec grand plaisir", répond celle-ci. S'ensuit une vidéo qui montre ladite dame chez le coiffeur, en pleine séance de shopping puis au restaurant, en train de raconter les violences subies dans la rue, avec larmes et musique émouvante à la clef. "Tu le mérites Laura", assure gentiment l'influenceuse.

Sur les réseaux sociaux – TikTok et Instagram en tête – certaines personnes se filment en train de distribuer des repas ou des services aux sans-abri. La star du genre, Aya Lbns, créatrice de la vidéo évoquée, est suivie par 2,6 millions de personnes. Depuis trois ans, cette jeune Amiénoise offre aux sans-abri des "journées d'évasion". Elle prend entièrement les frais en charge et finance son initiative grâce à la monétisation de ses vidéos.

Comme elle, @el.negociateur (900 000 abonnés, des vidéos à plus de 38 millions de vues, surnommé le "Robin des bois de TikTok"), @ManuSolidaire (388 000 abonnés, lauréat en 2023 d'un prix d'honneur aux TikTok Awards pour ses actions sociales) ou encore @LeLivreurDuFutur (382 000 abonnés), devenu une vraie star à Rennes, se filment en train de cuisiner, solliciter les commerçants locaux puis distribuer des repas aux sans-abri. Leurs vidéos génèrent des audiences impressionnantes et permettent désormais à leurs auteurs de se rémunérer. Une tendance inquiétante ? Oui et non.

"La France compte aujourd'hui un million de pauvres de plus qu'il y a vingt ans"

"Respecter leur dignité"

"Je vois de plus en plus de gens faire la même chose que moi", nous explique Manu Solidaire, l'un de ces "créateurs de contenu solidaire" qui cuisine puis distribue à vélo des repas chauds, des kits d'hygiène, des vêtements et du matériel aux plus démunis à Paris depuis 2023, avec une bonne humeur et une énergie sans faille. "Certains – une minorité heureusement – utilisent des lunettes connectées ou des caméras cachées. Ils filment sans même demander l'accord des personnes sans-abri et je crains qu'ils ne cherchent davantage à faire le buzz qu'à apporter leur aide", observe-t-il.

Lui explique qu'il se refuse à faire des vidéos spectaculaires qui suscitent des émotions faciles et forcément, font du clic et rapportent… "Prendre la main d'un sans-abri, le filmer en train de dormir dans sa pisse (sic), pas question. Ça n'aide pas la personne dans la rue et ça ne respecte pas sa dignité. Je veux qu'elle puisse, même dix ans plus tard, se revoir sans éprouver de honte. Et je veux de la spontanéité, pas de mise en scène", poursuit-il.

"Un projet de vie"

Cet ancien chef d'entreprise a créé Le réseau solidaire, une association loi 1901 à but non lucratif qui bénéficie du label d'État Économie Sociale et Solidaire. Cette association a pour objet l'assistance aux personnes démunies à travers différentes actions dans le but de favoriser l'accès à une alimentation saine et régulière, un accès aux soins et un accompagnement. Et en parallèle, il se rémunère grâce aux vidéos. "C'est devenu un véritable projet de vie, qui m'occupe du matin au soir", explique-t-il, alors même qu'il assure avoir été "très anti-réseaux sociaux au départ". Comme d'autres influenceurs, il assure que ses vidéos apportent de l'aide immédiate, rendent visibles des personnes invisibilisées et suscitent des dons.

Mais certains de ces Tiktokeurs présumés bienfaiteurs opèrent pour leur part hors de tout cadre associatif ou collectif. Ils privilégient leur propre mise en scène narcissique aux soins apportés aux gens en détresse qu'ils filment. Leurs contenus peuvent fabriquer une certaine image de la pauvreté et contribuent parfois à la stigmatisation des SDF.

Les plus pauvres ont perdu confiance dans des services publics qui se méfient d'eux : "L'humain doit redevenir la boussole"

Des associations "très méfiantes"

En ligne, certains internautes accusent ces influenceurs de jouer avec l'image des sans-abri voire d'alimenter le "poverty porn" (la pornographie de la pauvreté). Cette expression critique désigne la représentation misérabiliste, manipulatrice ou voyeuriste des personnes en situation de grande fragilité dans des vidéos. La question du consentement réel se pose en outre : un sans-abri peut-il consentir librement devant une caméra quand il dépend de la personne qui la tient pour manger ? Et que se passe-t-il quand la solidarité devient un contenu soumis à l'algorithme, avec sa logique de performance, de constance et de storytelling, alors que la pauvreté est structurelle et chronique ?

De leur côté, les associations contactées – Secours Catholique, Restos du Cœur, etc. – ne souhaitent pas commenter cette tendance virale. Une chose est sûre : elles ne rejettent pas la médiatisation en tant que telle ; elles aussi communiquent, filment, témoignent, interpellent, mobilisent. Mais elles s'efforcent de déplacer le regard : il ne s'agit pas de glorifier le sauveur, ni de rentabiliser la pitié ou de transformer le désespoir en abonnés, mais de montrer la personne aidée comme un être humain à part entière et de valoriser l'entraide, souvent discrète et anonyme. Toute action qui rabaisse, expose ou instrumentalise les plus fragiles est en contradiction avec leur approche.

"Les associations sont très méfiantes envers les gens comme moi, et elles ont bien raison, poursuit Manu Solidaire. Elles savent que les sans-abri sont fragiles et que l'arrivée d'une caméra peut les perturber. Avec le temps, j'ai réussi à tisser un lien de confiance avec certains de leurs responsables sur le terrain. Ils ont compris que je ne viens pas pour filmer un clip de deux minutes chrono pour gagner de l'argent sur le dos des bénéficiaires. Il m'arrive d'ailleurs de venir simplement prêter main-forte, sans caméra, juste pour aider."

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway