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Le bois d'œuvre canadien exporté aux États-Unis est désormais assujetti à des taxes d’importations d’environ 35 % à la suite d’une révision du département américain du Commerce, soit une baisse d'environ 10 % par rapport à ce qui avait été précédemment annoncé.
La baisse s’explique par les droits antidumping qui sont passés de 20,53 % à 10,64 %, selon les chiffres transmis par le Conseil du commerce du bois d'œuvre de la Colombie-Britannique (BCLTC).
Les droits compensateurs sont passés de 14,63 % à 14,11 %, et les tarifs liés à l'article 232 que le président Donald Trump affirme avoir instaurés pour des raisons de sécurité nationale demeurent inchangés.
Le professeur adjoint en aménagement forestier à l'Université de la Colombie-Britannique (UBC) Gregory Paradis souligne que cette baisse n’est pas due à des négociations politiques : C’est plus ou moins une révision automatique d’un calcul qui a été négocié avec un processus qui est en place depuis longtemps.
La présidente par intérim du conseil, Kim Haakstad, souligne que ces tarifs concernent précisément le bois d'œuvre. Plusieurs autres produits forestiers produits par les membres du BCLTC qui sont soumis à des droits de douane de 50 %, mentionne-elle.
Peu de soulagement du côté de l’industrie
Cette baisse d'environ 10 % des tarifs apporte peu de soulagement du côté de l’industrie forestière.
Toute réduction est préférable, mais nous préférerions un accord véritablement négocié entre le Canada et les États-Unis, indique Kim Haakstad.
Nous sommes dans un contexte de droits de douane très élevés, et cette situation tarifaire et de droit de douane impose un fardeau significatif sur les producteurs canadiens de bois d'œuvre.
Le BCLTC ajoute par communiqué qu'il est déçu que l’industrie continue de faire face à des mesures injustifiées et punitives.
Une industrie en difficulté
Le communiqué ajoute que la dispute au sujet du bois d'œuvre dure depuis plus d’une décennie, entraînant une forte pression sur les communautés dépendantes de l’industrie forestière.
Gregory Paradis affirme que la mince marge de manœuvre des entreprises forestières explique la crise dans ce secteur. Ces tarifs [américains] font déborder le vase et on transitionne, dans plusieurs cas, vers des flux financiers négatifs, insoutenables et non profitables.
C’est plus intéressant de cesser d’opérer que de continuer à produire à perte, dit-il.


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